Halehan, le dernier talent belge à ne pas louper

Halehan, le dernier talent belge à ne pas louper

Halehan, Alexandre Lambrecht de son vrai nom, est chanteur, auteur et compositeur belge. Alors que son prochain EP sortira à la rentrée, nous avons eu l’occasion de le rencontrer lors de son passage aux Francofolies de Spa.

C’est sur la scène Proximus que Halehan, surnommé « la pépite folk » par les Inrocks, s’est produit aux Francofolies de Spa. Grand de près de deux mètres et guitare à la main, le chanteur belge conquiert petit à petit la foule curieuse avec ses mélodies mystiques, mêlant folk et électro. Rencontre.

Rencontre avec Halehan

Tu sors de scène… À chaud, quelles sont tes impressions?

Au début c’était un peu difficile… Il fallait un peu ramener le public, mais finalement c’était super chouette. Je joue un set assez calme, surtout la première moitié, donc quand je joue à l’extérieur comme ça, ce n’est pas toujours facile. Mais je suis finalement vraiment content!

Peux-tu nous expliquer ton parcours jusqu’ici?

Ma famille est très musique. Ma grand-mère a chanté un jour dans la loge de Jacques Brel, c’est une anecdote familiale qui fait que tout le monde est très chant. Du coup, j’ai commencé la musique vers 10 ans, en jouant une chanson d’Elton John avec ma famille. J’ai vite été encouragé, comme quoi je chantais bien. J’ai donc commencé la guitare et le chant classique. Puis j’ai fait une année de jazz studio, j’ai eu un groupe de rock quand j’étais jeune, et je suis parti à Londres pendant trois ans, étudier en écriture de chansons. Maintenant, me voilà en projet solo.

D’où vient ton nom de scène?

Quand j’habitais en Angleterre, j’avais une voisine âgée de 6 ans. Il y avait une terrasse devant laquelle je devais toujours passer pour sortir de chez moi. Un jour, elle m’a demandé mon prénom et je lui ai dit que c’était Alexandre, donc Alexander en anglais. Quelques jours plus tard, elle m’a appelé « Halehana! ». J’étais en train de chercher des noms à ce moment-là, et c’est assez difficile de se décider. Du coup, je me suis dis « pourquoi ne pas laisser cette petite le faire pour moi? ». J’ai retiré le « a » à la fin pour ne pas trop porter à confusion, et je suis devenu Halehan.

Qu’est-ce qui change d’un groupe à une carrière solo?

Il y a un côté très agréable au niveau de la composition et des décisions, puisque je peux tout choisir. J’aime avoir mon propre univers dans la création. Par contre, sur scène, c’est plus chouette en groupe, l’atmosphère est différente. J’aime les deux expériences.

Tu as fait tes études à Londres, est-ce pour ça que tu as choisi d’écrire et de chanter en anglais?

Oui, en effet. Mais aussi parce que mon premier groupe, de quand j’avais 13 ans, était avec des anglophones. Depuis toujours j’ai donc parlé et écrit en anglais. Mais je ne m’interdis pas de chanter en français, ça prend juste son temps. C’est un peu plus compliqué, parce que je me juge encore plus pour l’écriture. En anglais, tout sonne toujours mieux. En français, j’ai besoin de trouver ma voix, sans tomber dans ce que font les autres, les anciennes manières de chanter. Mais j’ai un morceau qui est bientôt fini. Ça va arriver!

Du folk aux sonorités électro

Comment définirais-tu ton style musical?

J’aime beaucoup la chanson, donc la voix est l’élément principal et tout tourne autour. Je suis passé fortement par la folk, mais maintenant je vais tout doucement dans un électro-pop, aux influences jazz et r’n’b. Suite à pas mal de collaborations, je fais moins de l’acoustique. Il y a beaucoup de richesses dans l’électro que j’ai envie d’essayer.

Quelles sont tes influences?

Pour l’instant, j’aime beaucoup James Blake, Mac Miller, Jeff Buckley… mais aussi de la musique bossa nova comme Joao Gilberto, ou encore de la musique française.

C’est peut-être un hasard, mais tu joues plus souvent en salles qu’en festivals… Est-ce que ton projet est plus appréciable en petit comité?

Pour l’instant en tout cas, oui clairement. Le côté intimiste est important dans mon set live, mais ça évolue. Ça va aller de plus en plus vers l’électronique, donc ça va sûrement plus se prêter aux festivals.

Quelles sont les meilleures conditions pour écouter tes chansons?

Je dirais qu’il y a un côté solitaire pour l’écoute. Du coup, avec un casque, chez soi ou dans un train. Le silence est assez important, donc il faut avoir la possibilité de l’entendre.

Bientôt un nouvel EP

À quoi va ressembler ton premier EP? 

J’ai une release le 6 novembre au Botanique. Il y a cinq morceaux, dont Kind of Blue et Humi, déjà sortis, ainsi qu’un feat et un morceau un peu rap. Avec pas mal de collaborations du côté de la composition. J’ai pas mal exploré, ça va grimper dans plusieurs sens.

Ce n’est pas la première fois que tu viens au Botanique…

Non en effet, pas du tout! (rires) J’ai déjà beaucoup joué au Bota, mais c’est la première fois que je suis en headline. C’est vraiment ma sortie. C’est une super salle, avec un côté intimiste que j’aime pour mon style de musique. C’est aussi là que j’écoutais moi-même de la musique, donc c’est toujours chouette de s’y produire.

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