15 min avec Big Ali

15 min avec Big Ali
Rue de Chateaudun, les locaux de Sony, design épuré, bel accueil, les «stars» se croisent et moi je chemine pour ma rencontre avec la voix qui fait vibrer les dancefloors : Ali Fitzgerald Moore, alias Big Ali!

Un staff s’affaire autour de lui, mais le monsieur reste accessible et curieux de savoir qu’elles seront mes questions.

Wait and see…

On connait tous cette voix puissante, ce coffre, cette touche vocale qui fait que les stars aussi bien francophone qu’anglophone se battent pour travailler avec vous, j’aimerais que vous dévoiliez l’homme…

Et bien c’est le même, le chanteur, le DJ, l’animateur, le producteur… et le père tout rentre en cohérence, je travaille pour vivre et je vis pour travailler. Quand je ne suis pas dans un studio d’enregistrement je suis en train de travailler ma musique pour un enregistrement à venir, je boucle mes «featurings», je suis en voyage pour un contrat, j’ai une soirée de mix à préparer… Mes allers retours NYC-Paris sont très fréquents, et quand je suis enfin posé j’imagine quel pourrait être le nouveau tube du dancefloor.

Je suis un businessman qui fait ça pour l’amour de la musique, la volonté d’être reconnu par le milieu et pour l’argent (Lol).

Comment expliquez-vous l’engouement qui accompagne chaque sortie de vos titres?

Peut-être le choix dans mes collaborations musicales, mes partenaires, le travail encore et toujours pour améliorer, le fait de se remettre en question, les choses ne sont pas magiques, le génie n’existe pas. Il faut que le talent rejoigne la discipline, les bonnes rencontres au bon moment avec les bonnes personnes. La vie est faite de surprises et …Dieu également.

Parlons-en, de votre rapport avec la religion, votre père est pasteur, vous même êtes pratiquant?

Oui j’ai grandi dans la religion protestante et la musique y était très présente, il ne faut pas imaginer des cérémonies sombres et ennuyeuses, il y avait de la joie et une ambiance particulière. Surement propice à mon imagination et à ma créativité, il faut préciser que j’y allais 4 jours sur 7.

Votre famille était bercée elle aussi par cet univers musical, elle vous a laissé libre de vos choix?

Oui mon père était un amateur de jazz et de soul, ma mère plus rock n’ roll, blues et le Gospel que l’on pratiquait en famille. Mais ma famille veillait à ce que je travaille à l’école alors que moi, je ne me voyais que chanteur, musicien ou rappeur. Le déclic s’est fait à ma fenêtre : j’avais 8 ans.

A NYC il y a souvent des soirées mix dans la rue, des battle, des shows improvisés et moi j’y ai eu droit juste en bas de chez moi, ces artistes forçaient le respect, j’ai de suite su que c’était là mon destin, je voulais moi aussi que l’on me regarde pour ça, que l’on me respecte pour mes compositions, mes créations musicales.

A partir de ce moment j’ai économisé (je gardais l’argent de poche destiné à payer ma cantine pour louer un studio et enregistrer une maquette). Après cela j’ai fait ma promotion. «Listen this is mine!» dans la cours de récréation avec les copains, les copains des copains, les frères des amis…

Et votre premier contrat?

Eh bien ce fut avec AV8… Ils ont pris mon morceau pour 1500 dollars en me disant «on attend le prochain», et pour ça je n’ai pas trainé.

Ensuite il y a eu la 1ère partie de Usher au Zénith de Paris et puis la collaboration avec Bob Sinclar pour «Rock this party», ce fut le début de ma carrière française, maintenant la plupart de mes fans sont français, d’où mon attachement à ce pays dans lequel je passe la plupart de mon temps.

Parlez nous un peu de vos choix de collaboration, de votre nouvel album…

On fait souvent appel à moi pour des projets, dont j’accepte ou refuse la chose mais lorsqu’il s’agit de mes albums, c’est moi qui fait les choix du concept comme des collaborations et de la tonalité.

 

Urban Electro, son nouvel album est un florilège de ses différents univers : pop, rock, ragga avec ce fond électro omniprésent. Distress en est le premier extrait  le second Bring me  Coconut  en duo avec Lucenzo n’ai pas passé inaperçu sur les ondes radiophoniques et celui qui cartonne en ce moment, Coeur de guerrier avec Youssoupha, Corneille et Acid est Le titre du moment. Des guest variés pour un album haut en couleur et symbole de générosité à l’image de son auteur.

Le 15 juillet dans les Bacs- Urban Electro- Sony Music

 

Texte: Soisic Belin

Continuez votre lecture ci-dessous, après la publicité

Attendez le prochain article de Femmes d’Aujourd’hui, il en vaut vraiment la peine :)