Douleur et Gloire: ce qu’on pense du dernier film de Pedro Almodóvar

Douleur et Gloire: ce qu'on pense du dernier film de Pedro Almodóvar
© Studiocanal / El Deseo 2019

Douleur et Gloire, le dernier film du réalisateur Pedro Almodóvar, a conquis le public de la 72ème édition du Festival de Cannes. Ce long-métrage est désormais projeté dans nos salles obscures. On l’a vu et on a adoré.

« ‘Douleur et Gloire’ est-il un film basé sur ma vie? Non, et oui, absolument », déclare d’emblée Pedro Almodóvar. Le 23ème long-métrage du cinéaste espagnol relate la vie de Salvador (Antonio Banderas), un réalisateur mélancolique, en pleine panne d’inspiration, tandis que l’un de ses premiers films, Sabor, est restauré par la Cinémathèque. Dès lors, l’homme erre dans son quotidien, ainsi que dans ses souvenirs. Son enfance, sa mère (Penélope Cruz), le village de Paterna, la ville de Madrid, ses films, ses relations amoureuses, ses douleurs et sa gloire… le hantent jour et nuit, dressant le bilan de sa vie.

Une esthétique sans pareille

Dans Douleur et Gloire, le cinéaste espagnol dresse donc un portrait comme il le fait si souvent: celui d’une vie presque banale, d’un homme auquel de nombreux spectateurs peuvent s’identifier. Le tout avec l’esthétique si caractéristique de Pedro Almodóvar: visuellement, c’est un enchantement. Les couleurs foisonnent, chaque image est léchée et, bien installées dans la salle de cinéma, nous voyageons en Espagne grâce à la lumière si bien modelée par le réalisateur. Une œuvre élégante et sensible.

Un Antonio Banderas très touchant

Pour incarner Salvador, Pedro Almodóvar a fait appel à son acteur fétiche: Antonio Banderas. Ce dernier offre une interprétation très touchante et très forte: il nous émeut avec justesse, sans jamais nous pousser aux larmes. Chacune de ses douleurs est subtile, mais toujours perceptible. Le prix d’interprétation qu’il a reçu à Cannes n’est certes pas usurpé.

Un Almodóvar comme on aime

Douleur et Gloire s’inscrit pleinement dans l’œuvre du réalisateur espagnol. À bien des égards, on le rapprochera de La Mauvaise éducation (2004), film mêlant également cinéma et souvenirs de jeunesse. Comme à son habitude, le cinéaste nous propose ici des personnages de femmes fortes face à l’adversité, avec la figure centrale de la mère, à la fois protectrice et étouffante. Rien de nouveau alors? Peut-être… Mais quand c’est raconté avec un tel art, qui s’en plaindrait?

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