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Vous reprendrez bien quelques criquets?

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Vous reprendrez bien quelques criquets? Article

En septembre 2011, l'Union européenne a investi 3 millions d'euros dans "la recherche et la promotion d'une alimentation à base d'insectes". Alors, la question se pose : on s'y met... ou pas?

Sans vouloir vous faire peur, des insectes, nous en consommons déjà. Mais sans nous en rendre compte. La nuit en dormant la bouche ouverte mais aussi en mangeant des matières déshydratées des céréales ou certaines soupes en poudre.

Mais de là à remplacer notre bon vieux steak par une poêlée de sauterelles, qui serait partant? Parce que soyons franc, il s’agit surtout de dépasser une certaine répulsion culturelle? Mais on mange bien des escargots et des grenouilles!

J’ai trouvé sur internet, avec la complicité d’une de mes collègues, Régine, ce Français qui vend des insectes comestibles d’origine française et thaïlandaise. (www.insectescomestibles.fr)
Et voici des vers de farine nature et à la texane, des sauterelles et des grillons. Le site propose aussi des recettes, gloups!
http://www.insectescomestibles.fr/wordpress/recettes/

Et puis le célèbre pâtissier-chocolatier Wittamer a mis au point des pralines aux criquets! Provenant d’une ferme d’élevage en Flandre, ils sont congelés pour être euthanasiés, puis sautés à la poêle, enrobés de poudre d’or et déposés au sommet d’une praline à base de ganache au poivre de Madagascar. 14,40 €/boîte de 9.

 

3 raisons d’y goûter

1. Les insectes sont bons pour notre santé : ils sont pauvres en cholestérol et en matières grasses, riches en protéines et en minéraux. Par exemple, de petites sauterelles comportent 20 % de protéines et 6 % de matières grasses tandis que le bœuf haché maigre en contient 24 % pour 18 % de matières grasses.
2. Ces animaux sont beaucoup moins pollueurs que les vaches ou les porcs. Des scientifiques néerlandais ont constaté qu’en élevant des insectes, nous réduirions de 99 % notre production de gaz à effets de serre par rapport à l’élevage des bovins!
3. Cafards, blates, larves… font déjà l’ordinaire de nombreuses populations depuis des millénaires. C’est le cas au Pérou, en Afrique du Sud, en Indonésie, en Australie, au Japon, en Thaïlande… En Chine, dans les supermarchés, on trouve couramment des barquettes de grillons, criquets, sauterelles… Au Mexique, au lieu de grignoter des pop corns au cinéma, on mange des “jumiles” (sortes de petites punaises riches en iode) comme garniture à tacos.

Mais il a aussi des limites à leur usage

  • Les insectes sont saisonniers et pas si évidents à conserver entiers.
  • Imaginez les usines dont nous aurions besoin pour nourrir plus de 7 milliards d’humains à coups d’insectes! Entre en élever quelques kilos en laboratoires et en produire 500 à 600 tonnes toutes les semaines, il y a un monde. Aujourd’hui, la technologie n’est pas au point.
  • Les grands groupes alimentaires vont-ils investir dans ce business potentiel?
  • Les insectes mal “cueillis” ou mal préparés peuvent être mauvais (de goût et dangereux). Leur dégustation nécessite un certain savoir-faire.
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