Témoignage: “Nous avons choisi une crèche Montessori pour notre fille”

Témoignage: "Nous avons choisi une crèche Montessori pour notre fille"
© Getty

Lorsque Fabrice et Laura ont cherché une crèche pour leur fille Alice, les jeunes parents ont essayé de trouver l’établissement le plus adapté à leur bébé, et le plus respectueux. Leur choix s’est finalement porté sur un milieu d’accueil Montessori.

Fabrice et Laura sont à la tête d’une petite famille recomposée: Fabrice est le papa de Thibaut, âgé de 10 ans, tandis que le couple a eu ensemble Alice, âgée de 3 ans. Lorsque cette dernière est venue au monde, les jeunes parents ont essayé de trouver un milieu d’accueil qui respectait au mieux les besoins de leur fille et qui correspondait à leurs attentes. Ils ont finalement trouvé leur bonheur dans un établissement Montessori, pédagogie qu’ils ne connaissaient pas jusque là. Ils nous expliquent pourquoi ils ont été plus que satisfaits de cette découverte.

Deux systèmes différents

“Thibaut a été dans une grosse crèche communale, qui était plutôt une garderie d’enfants. Il y avait beaucoup d’enfants, qui étaient séparés en trois groupes mais ces derniers étaient vraiment importants. Il y avait beaucoup de jeux, mais ils n’étaient pas vraiment personnalisés: l’enfant n’était pas réellement encadré. C’était plus une garderie qu’un milieu d’accueil, on n’essayait pas réellement de les éveiller.”

Si l’expérience n’a pas pour autant été négative, Laura a cherché une autre crèche alors qu’elle était enceinte d’Alice. “Lorsque nous avons cherché une crèche pour Alice, j’ai vu plusieurs établissements. Je voulais vraiment quelque chose de bien, notamment pour l’alimentation: c’était un point important, voire essentiel pour moi. Je voulais également un bon contact avec l’accueillante, qui ne criait pas sur les enfants, parce que j’ai moi-même été élevée sans cri. Et je cherchais un accueil personnalisé, où les intérêts des enfants étaient vraiment au centre du projet. J’ai donc visité différentes crèches, où je suis allée avec une liste de questions très précises: j’étais fort angoissée lorsque j’étais enceinte…

À la base, nous ne connaissions pas du tout la pédagogie Montessori. C’est vraiment les visites des milieux d’accueil qui nous ont décidé à choisir cette philosophie. Quand j’ai posé mes questions en crèche, les activités étaient basiques et les enfants ne sortaient jamais. Les accueillantes ne préparaient rien de spécial, hormis sortir de vieux jouets pour encourager les enfants à les utiliser. Il n’y avait pas de réflexion, de projet derrière, c’était juste s’occuper des enfants, telle une garderie, plutôt que d’en prendre réellement soin. J’ai également eu un sentiment d’enfermement puisqu’il n’y avait pas d’activités extérieures. En plus, c’était très strict, aucun écart n’était possible. Et ce, pas seulement pour les enfants, même pour les parents. Il fallait rentrer dans le rang.

Quand j’ai découvert la crèche Montessori et la gérante Dominique, il n’y a pas eu photo. L’accueillante semblait passionnée, contrairement aux autres endroits où elles semblaient débordées. Le lieu était vraiment chaleureux, et Dominique était vraiment gentille. Nous avons tout de suite remarqué qu’elle savait parler aux enfants en se faisant respecter, mais sans jamais hausser la voix.”

La découverte de Montessori

“Nous avons donc choisi cette petite crèche située à Plainevaux (Liège). Dominique, l’accueillante, encourageait vraiment les enfants à se développer par eux-même, à prendre des initiatives, mais toujours sous surveillance. L’un des points centraux de la pédagogie Montessori est de ne pas infantiliser les enfants. Ça nous a vraiment étonné de réaliser qu’ils puissent faire autant de choses, aussi tôt. Par exemple, il y avait beaucoup d’ateliers d’éveil musical et de cuisine. Avec des recettes originales et des aliments bios. Ils cuisinaient des petits gâteaux à base de légumes. C’était impressionnant de voir les enfants prendre leur petit tablier et leur chapeau pour se mettre aux fourneaux!

Concernant les jeux, il n’y en avait pas forcément des centaines, mais c’était toujours très original et avec un vrai but d’éveil derrière. Il y avait également énormément de livres, qu’ils lisaient ensemble sur le canapé. C’était la règle: le divan était le coin de lecture. Donc les enfants prenaient un livre, s’y installaient et l’accueillante venait le lire avec eux, en les ayant sur les genoux ou à ses côtés. Il y avait un vrai contact humain. D’ailleurs, on applique désormais la même règle à la maison: naturellement, lorsqu’Alice veut lire, elle se dirige vers le canapé!

Parce que oui, il y a des règles dans la pédagogie Montessori, tout en laissant la personnalité de l’enfant se développer. On fait l’erreur de penser qu’on ne peut pas concilier épanouissement et règles. Il y a une organisation, mais c’est juste différent. Lorsqu’un enfant fait quelque chose, il faut l’observer, le laisser faire et n’intervenir que s’il n’est pas respectueux ou semble complètement perdu.

Les enfants allaient également très régulièrement dehors ensemble, dans le jardin, sous la surveillance de l’accueillante. En effet, la nature était au centre du projet donc dès que les conditions le permettaient (on vit en Belgique quand même!), ils partaient faire des promenades ou allaient à la plaine de jeux.  J’ai même déjà été cherchée Alice, qui dormait dans la poussette dehors. J’ai d’abord été surprise, parce qu’en tant que maman je l’aurais ramenée à l’intérieur, mais après réflexion j’ai réalisé que c’était très respectueux de ne pas vouloir prendre le risque de la réveiller en la mettant au lit.

Un cadre personnalisé

Nous avons constaté un gros plus de ce type de pédagogie lorsqu’Alice a rencontré quelques difficultés: pendant un moment, elle a pleuré énormément et c’était très difficile de la calmer. Dans une crèche classique, on l’aurait sûrement laissée retrouver son calme par elle-même, en lui laissant du temps seule. Mais pas dans cette crèche. L’accueillante suivait des formations de chants, et elle a découvert que les chansons étaient un réel moyen d’apaiser Alice. Ça l’a beaucoup aidée, et puis finalement ça l’a ouverte à la musique.

Alice était également très observatrice. Avant de jouer ou de réaliser une activité, elle restait souvent à regarder ce que les autres faisaient. Et cette attitude n’a pas du tout été source de jugement, ça été très bien accepté. Nous avons ressenti un vrai respect de la personnalité de chaque enfant. Alice avait l’air assez peureuse également, puisqu’elle restait en retrait. Mais elle a énormément évolué! Maintenant par exemple, au spectacle de fin d’année, elle brillait. Elle est vraiment épanouie et contente d’être elle-même.

Même les parents sont vraiment écoutés et conseillés: nous avons appris beaucoup grâce à la crèche, plein de petites choses. On ne savait pas forcément que parfois on tient mal les bébés. On s’amuse à les faire marcher alors qu’en réalité, c’est mauvais pour la position naturelle du corps. On ignore également à quel point les enfants sont pleins de ressources. Il arrive qu’on mette des barrières à certaines activités en se disant qu’ils sont trop petits, mais finalement ils savent faire beaucoup plus de choses que ce que l’on imagine.

Un impact positif

Aujourd’hui du coup, Alice est vraiment bien dans sa peau, parce qu’on l’a respectée telle qu’elle était au départ. Elle a envie de faire les choses par elle-même. Ce qui est sûrement dû au fait qu’on l’a incitée depuis toujours. Elle est également très futée. Très tôt, elle a choisi ses habits elle-même (avec pré-sélection évidemment!).

On avait acheté certains jeux Montessori à la maison pour essayer d’avoir une continuité de l’apprentissage. Et c’est très impressionnant: on n’aurait jamais pensé qu’elle était déjà en âge de jouer avec des jeux de société avec nous. De même pour les livres, on a des bouquins dans lesquels il faut interagir avec les enfants et c’est incroyable tous ce qu’ils savent déjà faire. Ce sont des petits trucs qu’on a découvert grâce à ce type d’éducation. On ne se serait pas forcément tournés vers ce genre d’activités naturellement.

L’après Montessori

Désormais Alice est en première accueil. On avait hésité à la mettre dans un établissement avec la pédagogie Waldorf mais finalement, on a choisi l’école maternelle de Plainevaux, puisque c’est là qu’elle ira en primaire. Si l’on n’a pas continué la pédagogie Montessori, on a quand même cherché une école dans laquelle les besoins des enfants sont au centre de l’attention. C’est une école très dynamique, dans laquelle on invite énormément les enfants à se développer. Du coup, il n’y a pas eu de chocs entre les deux établissements. 

On minimise la capacité des enfants à s’adapter. Par exemple, lorsqu’elle est à l’école, Alice désormais sait que la sieste est à une heure fixe et elle dort comme tous les autres enfants. Tandis qu’à la maison, on ne se met pas la pression avec des heures de couchers et on observe les signes de fatigue. Et ça lui va très bien!

Finalement, de nombreuses personnes partagent les mêmes valeurs que la pédagogie Montessori, sans la connaître. Certaines bonnes écoles de la ville ont des enseignants passionnés, qui sont intéressés à toutes les nouveautés concernant l’éducation des enfants et qui se préoccupent réellement de leur bien-être. C’est le plus important et dans ce cas, il n’y a aucun problème de passer d’une pédagogie à une autre!”

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