Infertilité: 1 couple sur 7 concerné

Infertilité: 1 couple sur 7 concerné
Louise, le premier bébé-éprouvette vient de fêter ses 30 ans. Depuis, bien des progrès ont été réalisés: un taux de réussite nettement plus élevé, des techniques plus confortables et une meilleure prise en charge.

Aujourd’hui, environ un couple sur sept a du mal à avoir des enfants. Autant l’homme que la femme peut être à l’origine de cette infertilité. Selon la nature du problème, différentes techniques médicales peuvent être envisagées. Mais on peut aussi agir en amont pour ne pas en arriver à ces traitements très médicalisées et souvent traumatisants!

 

Les techniques de PMA*

Lorsqu’un couple n’arrive pas à avoir des enfants «naturellement», différentes techniques peuvent être envisagées. Celles-ci sont remboursées par la mutuelle,  à condition de s’adresser à l’un des nombreux centres de fécondation spécialisés agréés.

  • L’insémination artificielle avec sperme du conjoint (ou IAC). La femme subit un traitement stimulant l’ovulation. Ensuite, le médecin injecte directement, à l’aide d’une sonde, les spermatozoïdes (recueillis par masturbation), dans l’utérus. Ceux-ci sont préalablement sélectionnés: on ne conserve que les plus mobiles et les plus résistants afin d’augmenter les chances de succès. L’insémination artificielle peut également être réalisée avec le sperme d’un donneur anonyme (IAD).
  • La fécondation in vitro (ou FIV) Dans ce cas également, la stimulation des ovaires permet d’obtenir plusieurs ovocytes. Ceux-ci sont recueillis par voie vaginale et mis en contact, en éprouvette, avec des spermatozoïdes. Ensuite, deux ou trois embryons sont transférés dans l’utérus.

    Cette méthode est utilisée chez les femmes souffrant de trompes utérines bouchées, abîmées ou inexistantes (enlevées, par exemple, suite à une grossesse extra-utérine), ou chez les couples présentant une stérilité inexpliquée. Les chances statistiques d’être enceinte, après une FIV, sont de 20 à 30 %. Ce taux se rapproche de celui qu’obtiennent, sans aucun traitement, les couples fertiles.

  • L’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI)
    C’est une variante améliorée de la FIV: les médecins ne mettent pas seulement les spermatozoïdes en contact avec les ovocytes, ils travaillent à leur place! Ils injectent directement, à l’aide d’une pipette et sous contrôle du microscope, un seul spermatozoïde dans l’ovocyte, puis replacent l’embryon dans la cavité utérine. Cette méthode est destinée aux couples qui n’arrivent pas à avoir de bébé par une FIV classique. Les taux de réussite sont identiques.

(*) Procréation Médicalement Assistée,  soit les méthodes utilisées en laboratoire, destinées à permettre une rencontre entre le spermatozoïde et l’ovule.

 

Les progrès

Beaucoup de progrès ont été faits depuis le premier bébé éprouvette. En termes de réussite d’abord, mais aussi de prise en charge.

 

Une prise en charge plus «empathique»

«Le recours à la PMA (procréation médicalement assistée) perturbe inévitablement la vie privée et professionnelle d’un couple», souligne le Dr Candice Autin, responsable du service de Procréation Médicalement Assistée du CHU Saint-Pierre (Bruxelles). «Désormais, nous tentons de la rendre plus agréable. En personnalisant davantage l’accueil et les consultations: comme les intervenants sont nombreux, ils doivent tous tenir le même discours. Quant aux conjoints, nous ne les excluons pas, comme ce fut trop souvent le cas. Nous veillons également à être attentif à leur sentiment de culpabilité et d’impuissance, certains hommes se sentant atteints dans leur virilité… Enfin, l’information reste primordiale. Et donc ce message que nous martelons dans toutes les langues: ne faites pas comme les stars d’Hollywood, n’attendez pas la quarantaine pour prévoir une grossesse!» Les chances de tomber enceinte naturellement, mais aussi les chances de réussite d’une FIV diminuent en effet après 35 ans.

 

Des médicaments plus faciles à utiliser

Du côté technique aussi, les choses progressent. «Les outils sont de plus en plus performants», explique le Dr Candice Autin,. «Ainsi, les stylos à injection pré remplis pour la stimulation hormonale permettent à chaque femme de se prendre médicalement en main, d’une façon simple, efficace et fiable. Un élément important car ces injections doivent être réalisées quotidiennement pendant une semaine.»

 

Mieux informer pour éviter l’infertilité

«En Belgique, nous connaissons une augmentation de l’infertilité», note le Dr Petra De Sutter, exerçant au Centre de Fertilité de l’Hôpital Universitaire de Gand. «Or, ces causes sont fréquemment évitables. En effet, la moitié des traitements sont effectués davantage en raison de l’âge (passé 35 ans chez la femme, les chances de grossesse s’amenuisent rapidement) et de facteurs liés au style de vie (tabagisme, excès pondéral).»

Pour doper la fertilité les médecins conseillent de… 

  • Faire souvent l’amour sans trop calculer. L’ovulation ne se constat

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