L’affichage de ce contenu a été bloqué pour respecter vos choix en matière de cookies. En cliquant sur « Voir le contenu », vous acceptez les cookies. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant sur « Paramètres des cookies » en bas du site.
Voir le contenu

Comme chien et chat

Vos enfants se chamaillent sans cesse? Rassurez-vous, c'est partout pareil! Les frères et sœurs ont besoin de se …
Vos enfants se chamaillent sans cesse? Rassurez-vous, c’est partout pareil! Les frères et sœurs ont besoin de se disputer. Mais il y a des limites…

«Mamaa-aa-aan!» Un hurlement strident surgit soudain de la chambre des enfants. Vos bambins sont à nouveau en train de se disputer. Et certains jours, vous n’en pouvez plus de ces incessantes chamailleries. «Mamaa-aa-aan! Chloé, elle m’a tapé!» – «Oui mais Marjorie, elle fait rien que m’embêteeeeer!» Fatiguée, excédée, vous craquez. Que celle qui n’a jamais été tentée de répondre à des cris par des cris vous jette le premier doudou. Mais pourquoi nos enfants ne peuvent-ils donc pas passer une journée sans se disputer?

Le cœur du problème? Vous!

Vous qui rêviez d’avoir une belle petite famille unie où tout ne serait qu’harmonie… Mais il est où, le problème? Rassurez-vous, il n’y a sans doute aucun problème. Toutes les mamans du monde aimeraient que leurs enfants soient unis comme les doigts de la main. Et toutes les mamans du monde constatent qu’il y a entre eux d’inévitables querelles. Les frères et soeurs se disputent toujours. Pourquoi? Parce qu’ils se considèrent comme rivaux. Dans l’enfance, cette rivalité semble porter sur de petites choses. Du genre: Enzo et Théo veulent tous les deux le même livre au même moment. Derrière ces petites jalousies apparemment anodines se cache toutefois une jalousie plus fondamentale, relative à l’amour parental. Lorsque l’enfant comprend qu’il n’est pas l’unique objet d’attention de ses parents, il éprouve en effet une vive jalousie. Et celle-ci se transforme inévitablement en rivalité à l’égard de ceux qui le contraignent au partage: ses frères et sœurs. La fréquence et la puissance des disputes qui s’ensuivent dépendent d’une série de facteurs. L’âge et le caractère notamment. Les spécialistes constatent que les disputes sont tout particulièrement fréquentes quand l’écart d’âge est inférieur à trois ans. Et quand les enfants ont des caractères très différents.

Laissez-les se débrouiller

Les parents doivent-ils intervenir dans toutes ces chamailleries? Sur ce point, les psys sont assez unanimes: non, laissez les enfants se débrouiller! Et ce, pour deux raisons. D’abord, même s’ils se disputent pour un jouet, un livre ou n’importe quelle bêtise, souvenez-vous que vous êtes l’enjeu inconscient mais fondamental de la dispute: vos enfants se disputent aussi votre temps, votre attention, votre amour. En intervenant, vous mettez donc de l’huile sur le feu. Deuxième raison: les disputes aident l’enfant à grandir. Elles lui apprennent à s’opposer, à s’affirmer, à négocier… Toute une série de choses bien utiles pour la vie en société.

L’intervention des parents est cependant indispensable lorsque certaines limites sont franchies. Si les enfants se lancent des noms d’oiseaux ou en viennent aux mains, il faut évidemment réagir. Les parents doivent interdire fermement toute forme de violence et orienter l’enfant vers d’autres modes de résolution du conflit.
A ce moment-là, la tentation est grande de dire: «Silence! Je ne veux plus rien entendre!» C’est une manière faussement efficace de clore la dispute, car chacun ira alors bouder dans son coin en attendant la première occasion de chercher noise à l’autre. Mieux vaut mettre des mots sur les raisons de la jalousie. Si les «belligérants» sont surexcités, on attendra quelques minutes qu’ils soient calmés. Puis on demandera à chacun de raconter tour à tour sa version des faits, sans que l’autre soit autorisé à l’interrompre. Pour le parent, le défi est alors de ne pas prendre parti. Son rôle est plutôt d’amener les enfants à trouver un consensus. «Moi, je leur donne cinq minutes», explique une maman. «S’ils n’ont pas trouvé un consensus dans les cinq minutes, ils savent que je prendrai une décision qui ne conviendra à personne. Quand ils se disputent pour les programmes télé, par exemple. Soit ils s’arrangent, soit on ferme la télé. Et croyez-moi, ils finissent toujours par s’arranger!»

Un temps pour tout

Les conflits entre frères et soeurs s’aplanissent généralement à l’adolescence. Car chacun prend alors ses distances, acquiert de l’autonomie et commence à mener sa propre vie. Bien sûr, certaines frangines passe