Ces Asiatiques qui nous veulent du bien

Ces Asiatiques qui nous veulent du bien
Ce n’est pas un hasard si beaucoup de centenaires sont orientaux. L’Asie cultive la santé sous toutes ses facettes, du Taï chi aux sushis ou aux aiguilles d’acupuncture. Un art de vivre (longtemps) qui fait de plus en plus d’adeptes chez nous.

La médecine chinoise, médaille d’or de la prévention

L’acupuncture, une vieille dame millénaire

* Comment ça se passe?
Comme toutes les médecines orientales, elle considère que la maladie surgit lorsque les énergies internes (les QI – prononcez «tchi») ne circulent plus correctement dans notre corps. Le but est de rétablir le trajet optimal de ces énergies à travers les méridiens, lignes virtuelles correspondant à des organes (foie, reins, cœur…) ou à des fonctions (digestives, respiratoires…). Le médecin place de fines aiguilles 3 à 4 millimètres sous la peau. Les points sont stimulés par un courant électrique à base fréquence (électropuncture) ou un rayonnement laser qui passent dans ces aiguilles. Certains points sont parfois chauffés au moyen de bâtonnets d’armoise (ressemblant à de gros cigares).
* Quelles indications?
Les rages dentaires, les torticolis, les sciatiques, les troubles digestifs, le sevrage tabagique, les entorses, les sinusites, les règles douloureuses, l’impuissance, les lésions sportives. L’acupuncture ne guérit pas les maladies cardio-vasculaires, les lésions organiques, les fonctions perdues (paralysie, etc.).
* Une consultation en direct!
Le «bobo»? Un claquage musculaire, par exemple, douloureux au niveau du mollet et la quasi impossibilité de pouvoir poser le pied à terre. Après un examen minutieux, le médecin pose une dizaine d’aiguilles le long de la jambe (sensation légère de piqûre puis d’engourdissement) avant de les ôter une demi-heure plus tard. L’amélioration est surprenante: la «victime» marche en boitillant légèrement et la souffrance a disparu. Efficace car soigné 4 heures seulement après le traumatisme. Prudence: si les symptômes sont atténués, l’hématome, lui, se résorbe plus lentement. Inutile donc de reprendre l’activité sportive trop vite, la récidive serait foudroyante.
Prix: entre 40 et 60 €, partiellement pris en charge par la sécurité sociale (si le thérapeute est un médecin).
* Infos pratiques
Association Belge des Médecins Acupuncteurs, www.acupuncture.be – Tél: 02 414 73 44.

Le shiatsu, jeux de main, pas de vilain!

* Comment ça se passe?
«Shi» signifie les doigts, «atsu» la pression. Idéal pour celles qui sont séduites par l’acupuncture (même principe) mais qui tournent de l’œil à la vue d’une aiguille! Le praticien formé à cette approche, née en Chine et développée au Japon, agit avec les pouces ou les paumes des mains sur certains points. Grâce à ses gestes, plus ou moins appuyés, il (ré-)active la circulation de l’énergie. Et permet dès lors à l’organisme de mieux se défendre contre les agressions.
* Quelles indications?
Chez nous, les thérapeutes combattent le stress et éliminent des symptômes chroniques: troubles gastro-intestinaux, douleurs rhumatismales, troubles du sommeil, dorsalgies, etc. Les contre-indications? Une infection, la fièvre… Car, comme le shiatsu mobilise des énergies, les systèmes défensifs naturels du corps pourraient être contrés. Mieux vaut également ne pas programmer le rendez-vous après un repas pour ne pas perturber la digestion.
* Une consultation en direct!
Habillé, on s’installe sur un fin matelas. Les pudiques et les frileuses apprécieront! Le praticien palpe certaines zones, en commençant par le ventre. Il repère les «nœuds» situés sur des points correspondant au foie, à la vésicule, à l’estomac, etc. Puis les stimule en exerçant des pressions légères à fortes. La pratique s’accompagne de conseils nutritifs: le shiatsu, comme l’ensemble des techniques orientales, prône la prise en charge globale du corps et de l’esprit.
Prix: entre 35 et 50 € la séance.
* Infos pratiques
Fédération Belge du Shiatsu, www.shiatsu.be. – Tél: 09 225 29 04.

Phyto mais pas trop!

* Comment ça se passe?
La phytothérapie orientale repose sur la connaissance et l’usage de 6 800 plantes médicinales, dont la plupart ne sont pas cultivées en Europe. Les principes actifs de ces végétaux agissent aussi sur la circulation des énergies. Ils se combinent parfois entre eux pour une meilleure efficacité. Néanmoins, qui dit «naturel» ne dit pas «sans danger». La douloureuse affaire des plantes chinoises  l’a prouvé (en 1992, des femmes ayant absorbé ce remède amaigrissant, prescrit par un médecin, ont subi de graves lésions rénales). Ce qui ne doit pas, non plus, jeter le discrédit sur une pratique efficace.
* Quelles indications?
Les troubles respiratoires et pulmonaires, digestifs, dermatologiques, urologiques, gynécologiques… Une règle d’or: adressez-vous à un médecin ou un pharmacien. N’espérez pas des miracles, surtout dans un domaine aussi juteux que celui de l’amaigrissement: si certaines plantes peuvent légèrement doper la perte de poids (gomme guar qui gonfle dans l’estomac, (thé vert qui favorise l’élimination), elles s’avèrent

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Attendez le prochain article de Femmes d’Aujourd’hui, il en vaut vraiment la peine :)