Que faites-vous au boulot?

Que faites-vous au boulot?
Vous travaillez? Certes. Mais pas seulement! Au rythme de 8 heures par jour, le lieu de travail est aussi une communauté faite de rites, de lois, de fêtes… Un véritable concentré de vie!

 

Difficile d’arriver au boulot en laissant son cœur et sa vie au vestiaire. Même si on est hyper professionnel, on ne se contente pas d’y travailler.

 

Je me fais des amis

Voilà certainement l’une des plus grandes fonctions du travail: l’opportunité de créer des contacts sociaux. Voire plus: des amitiés! A force de se côtoyer 8 heures par jour, les affinités se créent. Pour 71 % des salariés, les collègues sont plus que de simples relations de travail. Au point de les voir en dehors des heures normales de travail pour faire du shopping, du sport, aller au cinéma, voire en week-end ou en vacances (près d’1 salarié sur 3), ou de les inviter à la maison (au moins une fois par mois pour 57 % des salariés). On se parle du boulot, mais aussi, et surtout, de sa vie privée, de ses petits et grands bonheurs. Trois quarts des travailleurs estiment même que leurs collègues sont un véritable soutien dans les moments difficiles.

Mais attention au tandem «collègue et ami»! Car si votre collègue préférée travaille comme un manche et bousille votre dossier, voire vous pique une promotion, il sera difficile de ne pas remettre en cause l’amitié. A moins de savoir cloisonner les deux et pouvoir passer allègrement du statut de collègue à celui d’ami. Et puis, reste encore à savoir si, une fois que cette collègue adorée aura quitté le bureau (changement d’emploi ou retraite), on trouvera encore des sujets de conversation. C’est là qu’il convient de distinguer «amitiés de bureau» et amitiés tout court!

 

Témoignage:

Elise, 55 ans «Tous les matins devant un (ou deux!) petits cafés, moi et mes collègues (y compris la femme d’ouvrage), sommes en «réunion extraordinaire»: comment s’est passée la soirée, la nuit? Quel a été le menu d’hier et de ce soir? Quelle est la prochaine destination de vacances? Nos petits bobos, les progrès des enfants et petits-enfants, les potins des stars… Je l’avoue: cette réunion a parfois tendance à s’éterniser! Et si un supérieur entre, tout le monde replonge sur son travail!»

 

Je téléphone et je surfe sur le Net

Selon plusieurs études américaines, on estime à deux heures par jour le temps passé sur le Net au bureau à des fins privées: jouer en bourse, s’informer, acheter, chatter, communiquer avec ses proches… Facebook à lui seul est responsable d’une baisse de productivité de 180 millions d’euros par jour.  (Retrouvez-y d’ailleurs Femmes d’Aujourd’hui)Les adeptes y passent en moyenne 143 minutes de temps de travail par mois (DH 07/02/08). Les hommes seraient encore plus touchés que les femmes! Les raisons? La volonté de rester informé (34 %) et l’ennui (20 %).

Heureusement, les employeurs se montrent généralement assez tolérants. Ils acceptent qu’on passe un coup de fil à son conjoint. Plus délicat par contre de les laisser acheter en ligne, jouer ou télécharger de la musique. C’est pourquoi de plus en plus d’entreprises imposent des limites. Elles ne sont désormais plus que 33 % à laisser l’entière liberté du Net à leurs employés. Les contrôles n’effraient pas grand monde (30 % selon l’étude Burts Media-déc. 2007). Ils ne sont d’ailleurs généralement pas permis: «Tout courrier, postal ou électronique, n’appartient qu’à son destinataire, souligne André Nayer, professeur de droit du travail à l’ULB et auteur de Le droit à l’épanouissement au travail(1). L’employeur n’a donc pas le droit de contrôler à leur insu l’utilisation que font les employés d’Internet et du courrier électronique. A moins de les informer au préalable.»

 

Témoignages

Nadège, 32 ans «Je profite de la ‘pause toilettes’ pour téléphoner avec mon gsm à ma famille et à mes amis. Je téléphone aussi à la gardienne de mon petit garçon pour savoir si tout se passe bien… C’est le seul endroit où on n’est pas surveillée par nos supérieurs!»

Géraldine, 40 ans «Au lieu de faire des pauses-cigarettes, je m’arrête quelques minutes pour jouer à Bubbles ou arranger mes photos de vacances. C’est plus sain!»

(1) Le droit à l’épanouissement au travail, André Nayer, Anna Cieslar et Bernadette Smeesters, éd. Bruylant.

 

Je fais des pauses café (ou cigarettes)

La machine à café est le lieu de convivialité par excellence. On y croise les collègues d’autres services, on y papote, des enfants, des vacances… mais aussi de l’entreprise. Les spécialistes sont d’ailleurs persuadés de son importance pour une meilleure communication! Les potins ont leur rôle dans une société: créer des liens, faire circuler l’information, surtout celle qu’on n’est pas censée connaître!

Quant à la pause cigarette, elle n’existe que depuis l’interdiction de fumer dans les bureaux. On se retrouve dans un local ou sur un trottoir, comme faisant partie d’un «clan». Là aussi, on fait la part belle aux po

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Attendez le prochain article de Femmes d’Aujourd’hui, il en vaut vraiment la peine :)