Pour être heureux, faut-il être égoïste ou altruiste?

Pour être heureux, faut-il être égoïste ou altruiste?
 Selon George Sand, « il n’y a pas de vrai bonheur dans l’égoïsme ». Pourtant, c’est parfois si bon de s’offrir ce dont on a envie, comme on veut, quand on veut! Pour être heureux, faut-il être égoïste ou altruiste ?

« Si je ne pense pas à moi, qui le fera? »

 Si le bonheur n’est pas le but ultime d’une vie, il en est assurément partie prenante. La notion du bonheur est relative. Elle dépend de notre éducation, de notre culture, de nos besoins, de nos humeurs… Certains voient le bonheur des autres comme un but à atteindre. D’autres découvrent le bonheur en posant un regard amoureux sur leur nombril. Vos expériences nous démontrent que pour être heureux et bien avec les autres, il faut pouvoir s’autoriser, de temps en temps, des moments purement égoïstes. Et trouver ainsi le juste équilibre entre le don de soi et le don pour soi.

« Mon bonheur égoïste: des week-ends entre copines » (Catherine, 48 ans)

  « Je m’offre trois fois par an des breaks entre copines, sans enfants, sans mecs et surtout sans culpabilité! C’est une tradition d’étudiantes. Certains trouvent cela égoïste, mais je l’assume. Ce sont des moments que je savoure égoïstement, des bons bains d’amitié qui me régénèrent. Des week-ends sans tabous, très riches, très drôles, très femmes! C’est rideau sur ce qu’il se passe à la maison. D’ailleurs, je n’appelle jamais. Je me sens comme une gamine. Et quand je rentre, je suis contente de revoir tout le monde. Aujourd’hui, les enfants me poussent à partir. C’est devenu un mode de fonctionnement! »

« Mon bonheur altruiste: un grand nettoyage » (Anne-Marie, 42 ans)

« J’ai nettoyé toute la maison d’une amie, la veille de son retour de la maternité, elle ne l’a jamais su. Ce qui m’a rendue heureuse, c’est de la savoir libérée de ce souci-là. »

« Mon bonheur égoïste: un vieux coup de foudre » (Brigitte, 35 ans)

« Mon amoureux et moi, c’est un vieux coup de foudre. Pendant des années, on s’est plu sans se le dire. On n’avait jamais été célibataires au même moment. J’ai quitté le papa de mes enfants, les enfants en ont souffert. Mais je mourais à petit feu dans ce couple, j’étais très malheureuse. Et puis mon coup de foudre et moi, on s’est vus, un peu plus… seuls. C’était un ami. Et sa femme aussi. Le petit « boentje » a grandi. Normalement, j’aurais dû m’éloigner… J’ai été égoïste. J’ai pensé, d’abord, à mon bonheur à moi. Tous les jours, je suis plus heureuse, les enfants vont bien. Je sais que notre bonheur a fait des dégâts collatéraux. Je me sens coupable. Mais qu’est-ce que je suis heureuse! »

« Mon bonheur altruiste: être prof » (Maïté, 36 ans)

« J’ai toujours aimé transmettre, partager ce que je sais. J’éprouve un très grand bonheur, sans doute un peu vaniteux, à former, à briefer, commenter, voir évoluer les gens. Je suis toujours heureuse de les voir s’envoler. »

« Mon bonheur altruiste: câliner mon fils » Ingrid, 39 ans

« J’adore serrer mon fils dans mes bras. Sentir l’odeur de sa peau, sa petite tête au creux de mon cou. C’est d’un basique à pleurer, mais c’est comme ça. Et c’est assurément égoïste, vu que le petit démon a horreur des câlins et que je dois attendre qu’il soit malade pour en avoir. »

« Mon bonheur généreux, faire du théâtre » Fabienne, 39 ans

« Je me souviens avoir joué Madame La Lune dans un spectacle pour enfants. Le plaisir de ces gosses, leur enthousiasme à répondre tous en même temps quand tu leur demandes « Elles sont où, les étoiles? », c’est juste magique. Joindre le plaisir du jeu d’acteur à leur plaisir à eux, c’est un moment d’éternité, vraiment! »

« Mon bonheur égoïste: refuser une semaine de vacances » Christelle (40 ans)

« Une semaine dans un camping à la mer du Nord? Non merci, même si c’est avec ma fille et son père. Faire les repas, la vaisselle, etc. dans un endroit réduit, ce ne sont pas des vacances. Du coup, je savoure cette semaine dans ma maison toute propre et je ne cuisine pas. »

« D’un bonheur altruiste à un bonheur égoïste: je dis oui, puis je dis non! » (Sophie, 45 ans)

« Chez moi, bonheur altruiste et bonheur égoïste sont souvent mêlés: j’ai toujours envie de me rendre utile, je propose souvent mes services, même à des gens que je connais à peine, ça me remplit de joie sur le moment et puis, très vite, ça me met dans l’embarras parce que ça me complique la vie. Parfois, je fais marche arrière, par pur égoïsme, allant jusqu’à inventer des prétextes fumeux pour ne pas devoir respecter des engagements pris à la légère. »

 

Retrouvez la suite de cet article dans votre Femmes d’Aujourd’hui du 28 juillet 2011.

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