Parlez-vous psycho?

Parlez-vous psycho?
La « science de l’âme » a son propre vocabulaire, peu à peu tombé dans le langage commun. Connaissez-vous le B.A.BA de Freud et consorts? Découvrez-le avec notre alphabet de la psychologie.

A comme… acte manqué

Comme « par hasard », on oublie de se rendre à un examen, de prendre ses clés de voiture, on perd son GSM… « Je ne sais pas comment j’ai pu oublier ça », dit-on. Pourtant, ces ratés du comportement peuvent dévoiler un conflit inconscient, celui qui existe entre ce qu’on doit faire et ce qu’on préférerait faire.

B comme… borderline (ou état limite)

Ce trouble mental, qui touche 2% de la population (dont 75% de femmes!), n’est ni une névrose, ni une psychose. Il se caractérise par une grande insécurité intérieure, une grande instabilité affective et psychologique, une intolérance à la frustration et une hypersensibilité aux critiques. Les personnes borderline sont incapables de tisser des liens amoureux ou amicaux à long terme, ni de garder un emploi très longtemps. Leur vie est une succession de changements et de crises.

C comme… cyclothymie

Votre humeur oscille entre le haut et le bas? Vous êtes cyclothymique. La cyclothymie est une variation répétitive et cyclique de l’humeur: la tristesse suit l’excitation et inversement, sans raison apparente. La fréquence de ces changements est variable et irrégulière. La cyclothymie, dans sa forme la plus commune, peut concerner beaucoup de monde. Quand elle devient extrême, on parle alors de « maniaco-dépression » ou de « troubles bipolaires », nécessitant un traitement médicamenteux.

D comme… déprime et dépression

A ne pas confondre! Si la déprime est un blues passager lié à une situation précise, la dépression se caractérise par un état de profonde tristesse pendant au minimum deux semaines, ainsi que par des symptômes physiques: manque de concentration, perte d’appétit, insomnies, difficulté à assumer le quotidien… Bref, on n’a plus goût à la vie. La dépression est de plus en plus fréquente dans nos pays industrialisés et touche deux fois plus de femmes que d’hommes. Non traitée, elle peut induire un comportement suicidaire. On la soigne par des anti-dépresseurs, couplés, de préférence, avec une psychothérapie.

E comme… états modifiés de la conscience

Entre notre état d’éveil ordinaire en pleine journée et le sommeil de la nuit qui nous plonge dans une sorte d’inconscience, nous sommes capables de passer naturellement (mais aussi par certaines techniques telles que l’hypnose) par toute une série d’états à mi-chemin entre les deux: rêves éveillés, états hypnotiques, relaxation, intuition, méditation, relaxation, transe… C’est ce que l’on nomme les états modifiés de la conscience. Concrètement, ils correspondent à un ralentissement des ondes électriques du cerveau (des ondes bêta à l’état de veille aux ondes delta pour le sommeil profond).

I comme… inconscient

Personne ne l’a jamais vu, mais tout le monde en parle. Freud distinguait trois niveaux fondamentaux de notre mémoire: le conscient, le préconscient et l’inconscient. L’inconscient regroupe des milliers de souvenirs, expériences, pensées, idées trop troublants ou dérangeants pour être conscients. Il s’exprime cependant à travers les rêves, les pulsions, les fantasmes, certaines réactions difficilement explicables, et grâce à la méthode psychanalytique.

N comme… névrose

On parle de névroses pour désigner des dysfonctionnements psychiques, dont la personne a conscience, qui perturbent sa personnalité, mais ne l’empêchent pas de vivre normalement. On les attribue à des conflits infantiles souvent inconscients. Il en existe de nombreuses formes: l’hypocondrie, les phobies, les troubles obsessionnels… 12 % de la population souffre de névroses et est traitée par les psychothérapies ou l’analyse qui en débusque les causes.

O comme Oedipe (complexe d’)

Œdipe, héros mythique de la Grèce antique, a, sans le savoir, tué son père et épousé sa mère. Freud a utilisé cette histoire pour illustrer le désir de l’enfant pour son parent du sexe opposé aux environs de 5-6 ans. Cette étape inévitable permet de structurer les formes futures de sa sexualité d’adulte.
Idéalement, l’Oedipe est liquidé sans laisser de traces dans l’inconscient. Mais mal surmonté, il peut devenir un facteur important de névroses.

P comme psychologue, psychothérapeute, psychanalyste et psychiatre

Difficile de s’y retrouver entre ces termes qu’on utilise souvent l’un pour l’autre. Ils sont pourtant différents.
Un psychologue a étudié la psychologie pendant 5 ans à l’université. Il s’intéresse surtout au conscient et aux comportements concrets. Il se forme généralement à l’une ou l’autre technique thérapeutique en particulier.
Un psychiatre est un médecin spécialisé dans les maladies mentales, quelles que soient leurs causes: psychiques, neurologiques ou psychosociologiques. En tant que médecin, il peut prescrire des médicaments et il est remboursé par la mutuelle.
Un psychothérapeute est un spécialiste (bien que ce titre ne soit pas reconnu et que n’importe qui puisse se

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