Le coronavirus modifie le comportement des Belges… pour un mal et pour un bien!

Le coronavirus modifie le comportement des Belges... pour un mal et pour un bien!
Getty Images

L’Enquête nationale concernant le bonheur des Belges est sortie et il semble que le Covid-19 soit venu ébranler l’optimisme des Belges. Mais pas que… il ressort également que le virus a développé un large sentiment de solidarité, peu présent jusqu’ici.

L’anxiété des Belges a fait un bond en avant avec l’arrivée du coronavirus, et la solitude aussi. Heureusement, l’esprit solidaire a redonné un coup de boost à de nombreux habitants de notre plat pays. Et si on continuait à surfer sur cette vague?

Un bonheur diminué par la crise sanitaire

En 2018, l’enquête nationale menée par l’UGent-NN* sur le bonheur révélait que le score des Belges s’élevait à 6,55 sur 10. En 2020, avant l’arrivée du Covid-19, le score était monté à 6,73, mais est aujourd’hui redescendu à 6,62 sur 10. « La crise du coronavirus a complètement bouleversé la vie des Belges », précise Lieven Annemans, professeur et docteur en économie de la santé, à la Faculté de médecine de Gand. « Les éléments de base, essentiels à notre bonheur national, ont été soumis à rude épreuve. Pensez par exemple à notre santé, nos relations sociales et notre situation financière. (…) Il est important d’en tirer des leçons et de penser à la manière dont nous pouvons continuer à développer notre bonheur dans une ère post-corona ».

Le tout est de ne pas laisser la situation s’aggraver et de l’influencer. « Outre les facteurs ‘classiques’ comme une bonne situation financière, les besoins psychologiques de base (autonomie, appartenance, compétence) et la santé, il y a aussi l’importance de la tranquillité d’esprit et d’une vie qui a du sens. La qualité du sommeil et la sécurité y contribuent également de manière significative ». C’est donc sur ces domaines qu’il faut agir.

Trois domaines ont fait chavirer le bonheur des Belges

De cette étude, il ressort que de nombreux sentiments négatifs ont fait leur apparition ou se sont renforcés pour certains citoyens.

L’anxiété

Rien de nouveau, mais de nombreuses études ont démontré que l’anxiété s’était fortement développée ces derniers mois. L’isolement, les informations anxiogènes, les pensées angoissantes ont été le lot quotidien de nombreux Belges.

Le Manque de vie sociale

La diminution des contacts sociaux a fortement impacté la vie de tous et leur niveau de bonheur. Le manque des proches s’est fait ressentir de manière importante. La solitude est donc préjudiciable au bonheur.

La diminution de la satisfaction au travail

Avant la crise, 24% des Belges se sentaient malheureux au travail. Avec la crise, le pourcentage s’élève à 28%. De nombreuses personnes ont peur de perdre leur emploi. D’autres n’en peuvent plus du télétravail à temps plein.

La solidarité au rendez-vous

A contrario, cette crise a montré que les Belges pouvaient être moins individualistes. Le soucis des autres, princialement les proches et des personnes vulnérables, s’est avéré être une préoccupation essentielle. D’ailleurs, 90% considèrent qu’il était de leur devoir de respecter les mesures mises en place par solidarité. « Nous avons vu fleurir de nombreuses initiatives solidaires qui donnent la priorité à l’esprit communautaire plutôt qu’à l’intérêt personnel. C’est réjouissant. Cela nous donne aussi l’impression de faire à nouveau des choses utiles, qui ont du sens, ce qui, dans une telle période, nous évite de nous sentir malheureux », précise Lieven Annemans.

De nombreuses personnes se sont ralliées à des mouvements solidaires, en ont mis des nouveaux sur pied, ont donné de leur temps, même quelques heures par semaine pour aider les plus démunis.

Vers moins d’individualisme

Malgré les dégâts causés par le Covid-19 au niveau mental, on s’aperçoit que de nouvelles attitudes solidaires ce sont mises en place. Et même si c’est à moindre échelle que durant la crise, elles resteront. Cela n’a que du bon! L’effet est immédiat, plus une personne se sent impliquée socialement, plus elle considère qu’elle donne un sens à sa vie. Et donc plus son bonheur sera grand!

*Les premiers résultats ont été publiés entre mars 2018 et mars 2019. Une nouvelle enquête a été instaurée entre début février 2020 et fin avril 2020 auprès de 4112 personnes. Un échantillon représentatif de 2921 personnes a été divisé en deux selon le moment où ils ont répondu au questionnaire. L’un six semaines avant la pandémie, l’autre six semaines après.

Ces trois articles parlent également du coronavirus

Pour être au courant de toutes nos astuces modebeautéjardinmaisonparentalitécuisine et l’actualité, suivez-nous sur notre page Facebook, notre compte Instagram et Pinterest, et inscrivez-vous à notre newsletter.

Continuez votre lecture ci-dessous, après la publicité

Attendez le prochain article de Femmes d’Aujourd’hui, il en vaut vraiment la peine :)