Faut-il autoriser l’accouchement sous X en Belgique?

Faut-il autoriser l'accouchement sous X en Belgique?
50 à 100 femmes belges traverseraient chaque année la frontière pour donner naissance dans l’anonymat en France, où l’accouchement sous X est autorisé.

 

En Belgique, la maman doit laisser son nom

Selon la législation actuelle, le nom d’une maman qui accouche en Belgique est automatiquement inscrit dans l’acte de naissance de son enfant, même si elle souhaite le confier à l’adoption.

  • Les points positifs:
    Cela permet à l’enfant qui le souhaiterait plus tard d’obtenir des indications sur ses origines. En effet, selon la Coordination des ONG pour les droits de l’enfant: «Les accouchements dans le secret, même partiel, et les mises en adoption anonymes ont des effets dévastateurs pour l’enfant en particulier, pour les familles d’une manière générale.»
  • Les points négatifs:
    Cette obligation peut s’avérer trop lourde à assumer pour une maman dans la détresse, qui peut alors en arriver à préférer l’abandon de son nouveau-né, voire l’infanticide après avoir accouché dans des conditions souvent difficiles.(Merci à Géraldine Moisse, psychologue auprès du service ONE adoption.)

 

«Je n’ai vu ma fille que trois jours…»

«A la mort de mon père, mon demi-frère a dirigé notre famille. Rien n’était plus important à ses yeux que notre honneur. Au moindre retard ou écart, il nous battait, mes soeurs et moi. Un jour, il a annoncé qu’il m’avait trouvé un mari. Le mariage fut acté sur papier, mais je continuais à vivre à la maison en attendant la cérémonie religieuse, et la nuit de noces qui la suivrait inévitablement. Cette union forcée me terrifiait et me révoltait: j’avais un petit ami, nous nous aimions en secret. J’ai tout fait pour retarder le moment de me donner à ce mari imposé. Et je suis tombée enceinte de l’homme que j’aimais.

 

Sept mois de mensonges et d’angoisse

Je savais que, pour mon demi-frère, cette trahison constituait l’insulte suprême. S’il l’apprenait, le châtiment serait sans appel. Impossible dès lors de me confier à mes soeurs ou même à maman. Comme j’avais besoin d’aide, j’ai tout raconté à ma meilleure amie. Pour elle, avorter était condamnable et dangereux. En l’écoutant, j’ai décidé de donner la vie à cet enfant. Il me restait à protéger la mienne. Autrement dit, à cacher, nier, mentir…

Pour découvrir la suite du témoignage de Leila, rendez-vous dans votre Femmes d’Aujourd’hui du 4 novembre 2010.

 

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