Mon enfant est en colère (et il en a le droit)

Mon enfant est en colère (et il en a le droit)

Un enfant a-t-il le droit d’être en colère – Vous pensez: «bien sûr». Pourtant, accorder à son enfant des moments de colère n’est pas si facile. Par exemple: vous êtes fatiguée, il fait chaud, la journée a été très longue et vous rentrez chez vous, vous réjouissant à l’avance de quelques heures de repos bien mérité. Soudain, peu après votre arrivée, votre enfant pique une grosse colère, pour une raison ou pour une autre. L’envoyez-vous calmement dans sa chambre pour se défouler (partant du principe qu’il a le droit d’être fâché, mais que ce n’est pas une raison pour terroriser toute la famille), ou hurlez-vous plus fort que lui pour lui dire d’arrêter?

Vous êtes au supermarché. Tout s’est bien passé, mais il y a une file d’attente à la caisse, parce que tout le monde décide de faire des emplettes au même moment. Votre enfant vous réclame un ballon, vous le lui refusez, et votre cher petit «met le volume à fond», et fait un vacarme digne des alarmes que l’on entend dans les films de guerre. Allez-vous rappeler votre enfant à l’ordre, d’une façon calme mais ferme, en lui accordant tout de même son moment de colère, ou entamez-vous une bataille avec votre enfant jusqu’à ce qu’il se taise?

Bien évidemment, la colère n’atteint pas toujours ces extrêmes, et ne se termine pas automatiquement en crise, mais cela peut arriver, et la colère doit être permise. La colère est un sentiment, et on ne peut pas empêcher les sentiments. Quelle que soit la raison de votre enfant de se fâcher (pour lui, la raison de sa colère est justifiée, même si vous n’êtes pas d’accord), accordez-lui cette colère, tout en déterminant les limites de ce qui lui est autorisé.

Un cadre pour la colère

Ne faites pas comme ce papa que j’ai rencontré et qui interdisait à son enfant d’être en colère? comme si l’enfant y pouvait quelque chose.

Vous seriez surpris de savoir combien de parents n’autorisent pas leurs enfants à exprimer leurs sentiments.La colère et la rébellion sont de nos jours vite considérées comme des aberrations, qu’il faut combattre par tous les moyens. Cela s’appelle refouler les sentiments et ce n’est bon pour personne. Refouler sa colère entraîne de l’angoisse et de la tristesse, et cela ne fait qu’aggraver la situation. On ne peut pas résoudre la colère et les conséquences d’une colère refoulée en allant chez le médecin pour demander des médicaments. Certes, l’industrie pharmaceutique a fait des progrès dans ce domaine, mais est-ce que ça aidera votre enfant pour autant? Et quel message donnez- vous à votre enfant si vous lui donnez l’impression que les sentiments de colère, de peur ou de tristesse doivent être combattus? Vous le laisseriez penser que ces sentiments ne sont pas normaux et qu’il vaut mieux les réprimer.

Les enfants ne peuvent pas grandir sans connaître de conflit. C’est une conséquence logique de leur besoin d’indépendance et d’individualité. Petit à petit, chaque enfant apprend que papa et maman sont eux aussi des êtres de chair et de sang, avec leurs défauts, et que ses parents ne sont pas là que pour lui. Ainsi, chaque enfant apprendra que, tôt ou tard, il devra suivre son propre chemin.
Du moins, si tout va bien Si vous saviez le nombre de gens, qui, à l’âge adulte, ont encore des problèmes à se séparer de papa et maman et à construire leur indépendance! Bien souvent, ces difficultés sont dues au fait que l’on ne leur a jamais inculqué qu’avoir ses propres sentiments, ses propres souhaits, ses propres attentes étaient quelque chose de naturelleet sont des qualités devant être acquises et respectées.

En conclusion: ne combattez pas la colère de votre enfant, mais encadrez-la; laissez-lui de l’espace, et autorisez cette colère, dans certaines limites, en passant certains arrangements avec votre enfant. Vous pouvez donner un cadre à ces limites, comme par exemple la chambre où vous envoyez votre enfant se défouler.

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