Naissance: à quoi pensent les papas le jour de l’accouchement?

Naissance: à quoi pensent les papas le jour de l’accouchement?
© Getty Images

Accoucher est un moment qui reste gravé dans la mémoire de toutes les mamans… Mais pour les papas, ça se passe comment? Entre craintes, admiration et désir de protection, 8 papas nous partagent ce qu’ils ont pensé le jour de la naissance de leur enfant.

Il y a moins d’une centaine d’années, il était inconcevable qu’un père assiste à la naissance de son enfant. Mais désormais, les papas ont eux aussi un rôle important à jouer. Mais si on sait combien un accouchement peut bouleverser une femme, il est souvent plus complexe de comprendre ce qui se passe dans la tête d’un futur papa le jour J. C’est une question que nous avons posée à huit pères: ils nous partagent sans tabou ce qu’ils ont ressenti lorsque leur femme a donné naissance à leur bébé.

8 papas se confient

La naissance d’un enfant ne laisse aucun papa indifférent mais, selon leur personnalité, chacun le vit de manière assez différente.

Ceux qui sont impressionnés par la situation et le courage de leur conjointe

Alex, 36 ans, papa d’un petit garçon de 8 mois: “En voyant ma femme accoucher, j’ai été tellement impressionné. Je me suis dit ‘Waouw, mais quelle force, quelle puissance. Les femmes sont magiques!’. En toute honnêteté, je n’aurais jamais pu faire ce qu’elle a fait. Je me suis senti tout petit… et ce qui est certain, c’est que je n’oublierai jamais à quel point ma femme a été incroyable”.

Jean, 43 ans, papa de jumelles de 10 ans: Mes filles sont nées par césarienne et je me souviens avoir été très impressionné par cet acte médical. Ma femme et moi sommes arrivés en salle d’opération et tout était si calme. L’équipe a littéralement ouvert le ventre de ma femme en deux… J’avoue, c’était assez étrange comme vision! Mais lorsque j’ai vu mes filles sortir, ça a été magique! Même avec une césarienne, une naissance reste extraordinaire”.

Julien, 34 ans, papa d’un garçon d’un an: “J’ai un peu honte de le dire, mais je n’ai pas supporté la vue de la péridurale. Comme c’était notre premier accouchement, je ne savais pas vraiment ce que ça impliquait: je pensais bêtement que le produit passait en intraveineuse. Je ne vous dis pas ma tête quand j’ai vu la taille de l’aiguille, et que j’ai compris qu’elle allait passer à travers la colonne vertébrale de ma femme. J’ai trouvé ça dingue et affolant… J’ai eu peur pour elle aussi et lire la souffrance dans ses yeux a été quelque chose d’assez difficile. Elle a été d’un courage dingue… Depuis, ma femme m’impressionne encore plus qu’avant”.

Ceux qui ont du mal à l’idée que leur femme souffre

Thibaut, 43 ans, père de trois enfants: “Pour chaque accouchement, j’ai eu envie de prendre la place de ma femme afin de la libérer de sa douleur. En tant que conjoint, c’est vraiment compliqué de se sentir complètement impuissant! J’aurais aimé poser la péridurale moi-même, pour que ça aille plus vite et lui éviter cette souffrance! J’ai ressenti beaucoup d’admiration pour ma femme, et toutes celles qui donnent naissance en général… Je ne suis pas certain de supporter une telle douleur!”.

Ceux qui ont vécu un moment magique

Raphaël, 33 ans, papa d’une petite fille de 19 mois: “La naissance de notre fille s’est faite dans la douceur. C’était un moment calme, paisible durant lequel ma femme et moi avons partagé un tas de choses… On s’est mis dans notre bulle pour accueillir notre bébé et je me souviens de la joie incroyable qui est monté en moi lorsqu’elle est née: je l’ai regardé et je me suis dit: ‘Ohh, c’est mon enfant’. C’était un mélange de grand bonheur et de joie intense”.

Ceux qui ont eu peur

Julien, 40 ans, un fils de 10 ans: “J’ai vraiment eu la peur de ma vie le jour de la naissance de mon fils. Mon ex-femme a eu une césarienne d’urgence: la grossesse était compliquée depuis le début et notre bébé ne grossissait pas bien. Un jour, après un énième monitoring, les sages-femmes nous ont annoncé que notre fils était en souffrance fœtale. Tout a été très vite: la mère de mon fils a été emmenée en salle d’opération, suivie d’une équipe assez conséquente et sans que je puisse l’accompagner. Je me croyais dans une série télévisée. Pendant l’attente, j’ai eu tant d’angoisses: je craignais pour la vie de mon fils et pour celle de sa maman. Ce moment a été vraiment stressant, mais heureusement, mon fils et mon ex sont sortis indemnes de cet accouchement pour le moins traumatisant”.

Ceux qui ont vécu la naissance comme un moment compliqué

Kevin, 39 ans, deux enfants: “Après la naissance de notre premier enfant, j’étais tiraillé: je croyais qu’on allait nous mettre le bébé de suite peau à peau, mais comme il avait le cordon autour du cou, l’équipe a dû lui faire des soins. Je voulais rester avec ma femme et m’assurer qu’elle allait bien, mais je voulais aussi aller près de notre bébé. Ma femme m’a alors dit d’aller voir le petit. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé qu’il y avait deux sortes d’amour: j’aimais tellement ma femme, mais j’avais aussi cet élan d’amour et l’envie de protéger mon enfant”.

Thomas, 32 ans et papa depuis 8 ans. “J’ai eu beaucoup de mal à trouver ma place le jour de la naissance de notre premier enfant. Je me souviens très bien de ce sentiment d’inutilité: parfois, j’avais l’impression qu’elle avait besoin de moi et d’autres fois, elle semblait renfermée sur elle-même… Je me suis senti totalement démuni. Pour notre deuxième enfant, les choses ont été différentes: je me suis mieux préparé et j’ai pu être un soutien pour ma femme. Mais pour notre premier, j’ai eu vraiment l’impression d’être inutile. Quel choc!”.

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