Le stress? Quel stress?

Le stress? Quel stress?
Qui dit rentrée dit retour du stress: embouteillages, temps maussade, devoirs scolaires, défis professionnels, tensions conjugales… Et si, au lieu de nous battre contre ces réalités, nous changions notre regard sur elles?

On sait évidemment toutes ce qu'est le stress, ce ressenti qui nous met la tête dans un étau, nous serre l'estomac, nous tend tout entières comme des arcs. Mais que se passe-t-il au niveau de notre cerveau lorsqu'on est stressé? C'est ce que tentent d'expliquer les neurosciences.

A l'origine, le stress est utile: c'est le signal lancé par la plus vieille partie de notre cerveau (le cerveau reptilien ou automatique), chargée de nous protéger, lorsqu'elle détecte un danger (ou l'interprète comme tel). Ce signal peut prendre plusieurs formes: la fuite (gêne, anxiété) pour échapper à l'agression, la lutte (colère, agressivité) pour dominer l'ennemi ou l'inhibition (découragement, déprime) pour se mettre à l'abri. Etonnamment, à l'heure actuelle, alors que notre vie n'est dans 90 % des cas pas en danger immédiat, le stress n'a jamais été aussi présent. "Tout semble se passer, écrit Jacques Fradin, comportementaliste et cognitiviste, dans son livre référence L'intelligence du stress (Eyrolles), comme si nous n'étions, nous êtres humains, pas ou plus capables de faire spontanément la distinction entre un danger de mort imminente et un simple désagrément subjectif dû à une contrariété, un échec scolaire, un conflit quotidien, un jugement négatif porté sur nous-mêmes par notre entourage… Nous semblons vivre en état d'alerte biologique."

 

2 cerveaux en désaccord

A coups de découvertes, la neuropsychologie est à présent en mesure d'expliquer comment se déclenche le stress. En gros, notre cerveau fonctionne selon deux modes: le mode automatique (reptilien), qui nous permet d'agir sans réfléchir (actes du quotidien: marcher, conduire, manger…) et le mode préfrontal, sommet de l'intelligence humaine, qui nous permet de faire preuve de créativité, de raisonnement, d'adaptation… Par défaut, nous réagissons d'abord en mode automatique, ce qui est parfait pour gérer les situations simples et routinières. En revanche, face à des situations nouvelles et/ou complexes, le cerveau reptilien amène des réponses fort peu efficaces, puisqu'il tend à faire "comme on a toujours fait". Se rendant compte de cette inadéquation, le préfrontal lance un signal d'alarme: le stress. "Le stress naît lorsqu'on n'est plus en cohérence avec soi-même, note Chantal Vander Vorst, managing director de l'Institut du Neurocognitivisme (INC). Pour solutionner ce stress, il faut remonter à la source de l'incohérence." "Notre 'stressabilité' nous appartient, ajoute Jacques Fradin. Nous n'en sommes pas coupables, mais responsables, au sens de seuls à même d'y mettre un terme."

 

Retrouvez la suite de cet article dans votre Femmes d'Aujourd'hui du 6 septembre 2012.

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