Surpoids: faisons le point.

Surpoids: faisons le point.
Le monde grossit. Et la Belgique n’est pas en reste, avec plus de 40 % de la population en surcharge pondérale. A l’instar du réchauffement planétaire, l’heure est à l’action! Femmes d’Aujourd’hui s’engage à lutter contre le surpoids en vous informant. Retrouvez, chaque semaine, le plan d’action de notre diététicien.

Connaître son ennemi est déjà un sérieux pas en avant. Faisons le point.

Véritable phénomène de la société moderne, l’obésité touche toutes les classes de la population et son rythme de progression s’accélère dangereusement, en particulier chez les enfants. Un récent rapport européen a révélé que le Belge pèse aujourd’hui en moyenne 72.7 kg, soit 0.8 kg de plus par rapport à 2002! Des chiffres qui signifient que la limite est désormais franchie. Avec un indice de masse corporelle moyen de 25.1, la population belge peut être créditée d’un léger surpoids. Un fait confirmé par les statistiques nationales: près d’un Belge sur deux est trop gros. Lentement, mais sûrement, nous prenons le même chemin que les Américains, ce qui devrait nous servir de sonnette d’alarme. Qui est concerné par ce problème? Quels sont les causes et les risques d’une surcharge pondérale? Dans notre société obsédée par la minceur, les obèses souffrent d’une très mauvaise image au plan social et professionnel. Pourtant, le fait d’être très gros n’est pas seulement un handicap esthétique, et il faut considérer l’obésité comme une maladie chronique qui peut avoir de graves conséquences physiques et psychologiques.

 

Comment mesure-t-on l’obésité?

1. L’indice de masse corporelle (IMC) ou de corpulence permet d’estimer si une personne est trop maigre, d’une corpulence normale, en surpoids ou obèse. Cet indice est calculé en divisant le poids (en kilogrammes) par le carré de la taille (en mètres). L’Organisation mondiale de la santé a défini l’obésité en fonction de l’Indice de Masse Corporelle (BMI en anglais) selon la classification simplifiée suivante:
– Corpulence normale: IMC de 18,5 à 24,9
– Surcharge pondérale ou «embonpoint»: IMC de 25 à 29,9
– Obésité: IMC supérieur à 30
Un exemple?
Une femme de 1m65 pesant 55 kg a un IMC de 20.2 (55/1.652). Sa corpulence est donc normale. Cette même femme tombe enceinte et prend 21 kg au cours de sa grossesse. Un an après l’accouchement, elle a conservé un excédent de 14 kg et n’arrive pas à perdre du poids. Elle présente un embonpoint, avec un IMC de 25.3 (69/1.652).

2. Un autre facteur doit cependant être pris en compte lorsque l’on fait un bilan de son excès de poids: la localisation de la graisse. En effet, un excès de graisse au niveau de l’abdomen/ventre est bien plus dangereux pour la santé que du gras situé au niveau des fesses ou des cuisses (la célèbre culotte de cheval). Pour apprécier ce paramètre, la médecine a recours à la mesure du tour de taille à l’aide d’un mètre ruban. Si celui-ci dépasse 102 cm chez l’homme et 88 cm chez une femme, le risque est réel de souffrir à moyen terme des complications de l’obésité. Faites le test du ruban à la maison et, le cas échéant, parlez-en à votre médecin.
Enfin, il faut savoir que chez l’enfant, les valeurs de référence de l’IMC varient en fonction de l’âge et du sexe. Il est possible de suivre l’évolution de la corpulence au cours de la croissance en consultant les courbes de référence représentant, pour chaque sexe, les valeurs d’IMC en fonction de l’âge. Le pédiatre ou le médecin généraliste est le mieux placé pour vous renseigner.

343 C’est en Belgique, le nombre de minutes durant lesquelles les Belges adoptent en moyenne la position assise, soit près de 6 heures. C’est trop.

 

Comment grossit-on?

Donner une réponse simple est pratiquement impossible, tant la mosaïque de l’obésité est complexe. En faisant un raccourci, on peut affirmer que le poids augmente lorsque les apports caloriques sont excessifs par rapport aux dépenses énergétiques. Cette équation est néanmoins soumise à tellement de critères d’influence, dont certains sont encore inconnus ou mal compris, qu’une réponse définitive à l’obésité est encore difficile à trouver. Le revers de la médaille est que, bien souvent, la personne devenue obèse stabilise son poids à un niveau excessif. Plus tard et en l’absence de traitement, le poids aura tendance à augmenter progressivement.

Bref, c’est un véritable cercle vicieux qui s’installe, dont les responsables sont plus ou moins bien connus:
. Des apports alimentaires trop riches en sucres (gare aux boissons sucrées, notamment!) et en graisses
. Des rythmes alimentaires déstructurés avec grignotage hors repas
. Une alimentation toujours plus rapide: la satiété prend plus de temps à se manifester que le temps réellement consacré au repas.
. L’offre alimentaire perman

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Attendez le prochain article de Femmes d’Aujourd’hui, il en vaut vraiment la peine :)