Reprendre le sport sans accroc

Reprendre le sport sans accroc
Plus aucun doute: une activité physique régulière réduit le risque de diabète, de maladies cardiovasculaires et même du cancer. Mais attention, pas n’importe comment!

 

Une 1/2 h d’exercice physique par jour ou 2 à 3 séances par semaine, c’est la ration recommandée

 

Après 45 ans, c’est trop tard?

  • Non, diverses études prouvent que l’exercice physique retarde les effets du vieillissement. Y compris chez les… nonagénaires qui présentent alors nettement moins de chutes. A tout âge, le sport permet d’améliorer la force musculaire, la souplesse des articulations, la coordination des mouvements et le sens de l’équilibre.

    Néanmoins, une reprise après un long délai de sédentarité demande quelques précautions. Si vous n’en avez jamais pratiqué ou si vous avez interrompu vos bonnes habitudes depuis plus de 10 ans, consultez d’abord votre généraliste ou un médecin spécialisé. Ce dernier prévoit un examen clinique, une prise de sang s’il y a suspicion de diabète ou de cholestérol, un électrocardiogramme (E.C.G.) à l’effort (on mesure, alors que vous suez sur un vélo ou un tapis roulant, votre rythme cardiaque), la surveillance de la tension artérielle, etc.

  • Feu vert: la marche active (3-4 km/h), la course à pied, le cyclisme, le vélo d’appartement, la natation, le stretching (étirement musculaire), certains cours de fitness (le Body Balance est un mélange d’étirements, d’exercices d’équilibre et de gestes plus musclés ou le rameur plus complet que le vélo fixe), etc.
  • Feu rouge: les sports de combat, ceux pratiqués en équipe et exigeant des variations perpétuelles de rythme (football, basket, volley, etc.).

 

Après une intervention/une maladie?

  • Les praticiens sont formels: les cardiaques suivant un entraînement physique vivent plus longtemps que les sédentaires connaissant les mêmes antécédents. En effet, le sport améliore le travail du système cardiovasculaire et influence positivement les facteurs de risque (en diminuant le tabagisme, l’hypertension, l’excès de poids, en régularisant les taux de cholestérol et de glycémie). Tous les exercices d’endurance sont recommandés, à condition, malgré tout, d’avoir obtenu l’autorisation du médecin! Les premières séances après une intervention ou un infarctus peuvent être réalisées sous strict contrôle et accompagnées par un kiné spécialisé. Ensuite, libre à vous de poursuivre sur votre lancée!
  • Feu vert: les mêmes que pour le paragraphe « Après 45 ans… »
  • Feu orange: attention aux salles de fitness, même si elles proposent des accessoires de cardio-training et des instruments de surveillance. Leurs appareils sont plutôt prévus pour des jeunes sportifs en parfaite santé.

 

Et si je souffre d’une maladie chronique?

  • Voici moins de 20 ans, les asthmatiques, les cardiaques ou les diabétiques devaient bouger le moins possible. Aujourd’hui, les médecins ont changé de discours! Ainsi, la natation offre l’avantage de mieux contrôler la respiration et, grâce à l’atmosphère humide, d’atténuer les symptômes des asthmatiques. Une marche quotidienne d’une demi-heure et un régime sont plus efficaces pour soigner le diabète de type 2 (ou diabète non-insulinodépendance) que les médicaments. Enfin, lors de prise d’anticoagulants oraux, prescrits chez ceux qui risquent de présenter des phlébites, des thromboses ou des embolies, les spécialistes recommandent des sports d’endurance! N’hésitez pas à consulter un médecin du sport, afin que ce spécialiste vous oriente vers une activité adaptée à votre morphologie et à vos antécédents.
  • Feu vert: la course à pied, l’aérobic, le step, la musculation légère, la natation, le tennis, le football…
  • Feu rouge: évitez les activités présentant un trop grand danger de choc ou de coupure (boxe, plongée sous-marine, escalade, équitation, etc.).

 

Bouger, une protection anticancer?

Effectivement, des chercheurs français ont récemment prouvé, à l’occasion d’une vaste étude réalisée auprès de 100 000 femmes de plus de 45 ans, que l’activité physique réduit le risque de cancer du sein. Et plus l’exercice et son intensité sont importants, plus le danger de développer une tumeur diminue. Ainsi, celles qui suent durant 5 heures par semaine ou qui pratiquent un sport d’intensité soutenue (jogging, natation, vélo), voient leur risque diminuer d’un tiers par rapport à celles qui ne bougent pas. Mieux: cet avantage est également observé chez les femmes dont la sœur ou la mère a souffert d’un cancer du sein et qui sont donc plus prédisposées à présenter cette même pathologie.
(« Cancer Epidemiology », Biomarkers & Prevention, janvier 2006)

 

En cas d’allergie aux sport

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