Faut-il mieux baliser les lectures des ados?

La ministre de l’Enseignement s’inquiète de certaines lectures scolaires.

«Claire s’en va. Nadia et Antoine commentent vaguement la situation, invoquent deux, trois concepts. Après ça, Nadia suce Antoine qui la prend ensuite par-derrière.»

Trois phrases extraites de Je vais bien, ne t’en fais pas, un roman que plusieurs parents se sont étonnés de trouver parmi les lectures imposées à leur ado à l’école. L’été dernier, Marie-Dominique Simonet décidait donc de baliser quelque peu les lectures scolaires.

Une décision qui a fait réagir pas mal d’enseignants. Notamment Nathalie, prof de français dans le technique et le professionnel. «Dans ma classe, les filles ont 17, 18 voire 21 ans. Et croyez-moi, elles n’ont pas attendu ce livre pour découvrir la vie! Je l’ai choisi car l’héroïne est caissière. Or, mes élèves sont dans une filière «vente». Elles accrochent au personnage. Je pourrais leur donner Au bonheur des dames, de Zola. Ça se passe aussi dans un magasin… Mais je doute qu’elles aillent au-delà de la troisième page!»

Interpellée au Parlement sur le sujet, la ministre a reconnu que «la  confrontation des étudiants avec des réalités parfois pénibles est formatrice», mais que cette circulaire visait à «rappeler de bonnes pratiques».

 

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