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Enquête: Que vivent les femmes aujourd’hui? Le grand amour éternel

Les femmes d'aujourd'hui ont bien changé en 80 ans! De plus en plus indépendantes, elles ont atteint un …
Les femmes d'aujourd'hui ont bien changé en 80 ans! De plus en plus indépendantes, elles ont atteint un certain équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Elles prônent fermement la stabilité conjugale (en théorie…). Mais la crise est passée par là et l’inquiétude pointe…

Enquête réalisée par Ipsos du 15 au 22 février 2013, via un panel (en ligne) de 1001 femmes belges francophones âgées entre 18-75 ans.

Le grand amour éternel

Passer toute sa vie avec le même homme? C’est ce dont vous rêvez – presque – toutes (9 femmes sur 10) , et vous avez l’air de le vivre, puisque 9 femmes sur 10 se disent satisfaites de leur couple. 75 % affirment même qu’il faut tout faire pour rester ensemble. Seule 1 femme sur 4 considère normal d’avoir plusieurs partenaires sur une vie. Et elles sont encore moins nombreuses (13 %) à trouver ça enrichissant! Minute: ce n’est pourtant pas du tout comme ça que ça se passe. 3 divorces pour 4 mariages, les familles recomposées… Paradoxe? «Ça ne m’étonne pas, affirme Bernadette Bawin, docteur en sociologie: un couple stable et unique pour toute la vie est une valeur qui ressort dans toutes les enquêtes. Maisil y a une différence entre les aspirations et les comportements: les femmes répondent en fonction de ce qu’elles veulent, pas forcément de ce qu’elles vivent. Le taux de satisfaction conjugal très élevé n’est pas non plus contradictoire avec le nombre de divorces: à l’heure actuelle, on reste en couple tant qu’on est heureux. Quand on ne l’est plus, on va chercher le bonheur ailleurs. Il y a un surinvestissement dans le couple, mais celui-ci cesse quand on ne s’aime plus.» Confirmation avec les réponses à la question: «Un couple avec enfants ne s’entend plus, quelle solution vous semble la plus adaptée?» La séparation à l’amiable est plébiscitée par 76 % d’entre vous, préférable, et de très loin, à un mariage qu’on maintient coûte que coûte pour les enfants ou une cohabitation où chacun vit sa vie de son côté. Petit détail: 15 % d’entre vous sont plutôt d’avis de tenir bon pour les enfants, et c’est surtout les 18-35 ans qui le pensent (21 %). Réelle valeur ou manque d’expérience? Jacques Salomé, lui, le grand spécialiste du couple, voit dans ce désir quasi unanime d’avoir un couple stable un effet de la crise: «On est dans une période d’insécurité, dit-il, on cherche à se rassurer, à se recréer un petit cocon loin des soucis économiques. Ça coûte cher d’être seul!»

Plus de femmes infidèles!

L’infidélité est un phénomène en légère augmentation parmi les femmes: 10 % affirmaient avoir déjà trompé leur compagnon en 2001, elles sont désormais 16 %. «Et à mon avis, soupçonne Bernadette Bawin, elles n’ont pas toutes été honnêtes. Le chiffre doit être revu la hausse. La fidélité n’est aujourd’hui plus une prescription morale. Nous sommes dans une société individualiste: on veut être avant tout fidèle à soi-même et on estime que la fidélité n’a du sens que tant qu’on aime l’autre.» Les plus infidèles? Les plus de 56 ans (mais elles ont eu statistiquement plus de temps pour le faire) et, logiquement, celles qui sont plutôt insatisfaites dans leur couple. C’est d’ailleurs cette insatisfaction qui est citée comme la principale raison de tromper (36,5 %). Mais pas la seule, et là, surprise: juste après vient… le sexe (34,7 %), alors qu’en 2001, on trompait par amour (19 % quand même). «Je pense que c’est l’influence d’Internet, des sites de rencontre et de la pornographie qu’on y trouve, explique Bernadette Bawin. Internet facilite l’infidélité et, avant tout, l’infidélité sexuelle.»

Un peu moins fleur bleue…

  • Il existe pour chacun une âme sœur quelque part => 62 % (80 % en 2001)
  • Les enfants sont l’aboutissement d’une relation => 59 % (71 % en 2001)
  • Le coup de foudre existe => 57 % (83 % en 2001)
  • Le sexe et l’amour vont de pair => 56 % (68 % en 2001)
  • Se marier est romantique => 51 % (56 % en 2001)

Même si l’amour doit (ou plutôt devrait) idéalement rimer avec toujours, vous semblez moins fleur bleue qu’avant et vous croyez moins à l’âme sœur, au coup de foudre et aux enfants comme aboutissement d’une relation. Seules les 18-35 ans gardent quelque peu leurs illusions. «C’est une constatation, relève Bernadette Bawin: les 18-35 ans, bien qu’enfants du divorce, ont des idéaux assez intacts au niveau de l’amour. Ça ne les empêchera pas de divorcer autant. Après 35 ans, on devient plus pragmatique, on sait à quel point la vie de couple peut être difficile. D’autant plus en ces temps de crise.» 

Retrouvez l'enquête dans votre Femmes d'Aujourd'hui du 28 mars 2013.