Avoir ses règles à travers le Monde

Avoir ses règles à travers le Monde
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La majorité des femmes ont leurs règles. De l’adolescence à la ménopause, chaque mois, elles perdent du sang. Ce phénomène physiologique somme toute banal est pourtant largement tabou. En Belgique, les menstruations sont nimbées d’un sentiment de dégoût, de répulsion. On nous apprend à les taire, à les cacher et à nier les douleurs qui les accompagnent souvent. Même si les mentalités évoluent, que l’on se rend compte qu’il n’y a pas à en avoir honte, les règles sont difficilement évoquées en société. Pour autant, nous pouvons nous considérer comme chanceuses. En effet, à travers le Monde, nous ne sommes pas toutes égales face aux menstruations.

Au Népal, l’exil menstruel

Selon le média Brut, dans les régions rurales du Népal, les adolescentes et les femmes réglées, doivent quitter leur foyer durant leurs règles. C’est ce que l’on appelle Chhaupadi. Cette pratique liée à l’hindouisme est interdite depuis une décennie, mais est cependant toujours d’actualité.

Une nouvelle loi vient d’être approuvée par le Parlement népalais ce 9 août. Celle-ci prévoit notamment une peine de prison pour quiconque force une femme à l’ »exil menstruel ». Mais pour la militante des Droits des Femmes, Pema Lhaki, la loi ne changera pourtant pas les choses si facilement, car la chhaupadi est profondément ancrée dans un système de croyance qu’il est très compliqué de changer.

L’inaccessibilité des protections hygiéniques

En Ouganda et au Rwanda, 10% des filles ne vont pas à l’école durant leurs règles car elles n’ont accès ni à des sanitaires, ni à des protections hygiéniques.

Une problématique également rencontrée par les femmes indiennes. 88% d’entre elles n’ont pas accès à des produits d’hygiène féminine et doivent se tourner vers des alternatives telles que la cendre, la paille ou le tissu. Ces pratiques exposent les femmes à des maladies du système génital et reproductif.

Et pour celles qui y ont accès, les industriels dissimulent la composition des protections hygiéniques. Celles-ci peuvent pourtant causer infertilité, endométriose et choc toxique.

Congés menstruels

Le Japon, la Corée du Sud, l’Indonésie, Taïwan et la Zambie ont quant à eux fait preuve de progressisme à ce sujet. Bien que le tabou puisse toujours être présent, les habitantes de ces pays bénéficient de congés menstruels en cas de règles douloureuses. Une loi qui existe depuis 2015 en Zambie, depuis 2013 à Taïwan, depuis 2001 en Corée du Sud, depuis 1948 en Indonésie et 1947 au Japon ! Notons toutefois que même s’ils sont légaux, ces congés ne sont pas toujours bien vus, que cela soit de la part des employeurs, des employés, des hommes ou des femmes.

 

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