L’infidélité féminine est plus mal perçue que l’infidélité masculine

L'infidélité féminine est plus mal perçue que l'infidélité masculine
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Depuis un moment déjà, une réelle prise de conscience concernant les inégalités homme-femme s’observe. Pourtant, au niveau de la sexualité, des différences persistent, notamment concernant l’infidélité féminine, bien moins acceptée que celle masculine.

En Europe, 76% des femmes pensent que leurs proches sont plus choqués quand c’est une femme qui est infidèle que quand c’est un homme. Ces révélations ont pu être faites grâce à un sondage réalisé par l’IFOP* (Institut français d’opinion publique) à la demande de Gleeden (un site de rencontre extra-conjugale pensé par des femmes). L’IFOP a voulu mettre en lumière comment l’infidélité est perçue, comme elle est pratiquée et vécue en Europe chez les femmes.

Ancré dans nos mentalités

« La population féminine semble donc avoir toujours intériorisé la norme selon laquelle les femmes risquent toujours plus de stigmatisation sociale que les hommes lorsqu’elles ont des relations en dehors du cadre conjugal. Il faut sans doute y voir les effets d’un conditionnement de genre qui tend à rendre illégitime la sexualité féminine lorsqu’elle ne s’inscrit pas dans un cadre conjugal ou affectif stable », explique l’IFOP. Peu importe la situation, les femmes, elles-mêmes, sont toujours plus choquées par l’infidélité féminine, à une exception près: lorsque leur partenaire prend du poids (voir graphique de l’IFOP).

Bien que l’infidélité chez les femmes soit en augmentation, elle reste toujours moindre que chez les hommes. Pourquoi? Car les femmes ont davantage honte socialement quand elles font des « écarts de conduite ». En 2019, 36% de femmes européennes ont avoué avoir fait l’amour avec quelqu’un d’autre que leur partenaire au cours de leur vie. C’est bien plus qu’en 1970, où elles n’étaient que 10% et en 2001, où elles étaient 24% en France.

Divers degrés d’infidélité

Bien qu’elles soient 37% à déjà avoir trompé, l’infidélité féminine ne se décrit pas toujours par un acte sexuel. De nombreuses infidélités sont de l’ordre du fantasme. Ainsi, l’IFOP démontre que 46% des femmes vivant en Europe ont déjà rêvé de faire l’amour avec quelqu’un d’autre que leur conjoint. Ou ont déjà fait l’amour avec leur partenaire en pensant à un autre (29%). Un tiers des répondantes a également admis avoir échangé un baiser avec un autre, sans aller plus loin. D’autres considèrent qu’elles ont déjà commis de l’infidélité virtuelle. On parlera alors de transgression de l’exclusivité accordée à une personne.

Les inégalités au quotidien poussent à aller voir ailleurs

Les femmes, bien que cela évolue, sont encore les principales intéressées quand il s’agit de s’occuper de la famille, du couple et des tâches domestiques. « Il est intéressant de noter à quel point l’inégale prise en charge des tâches ménagères et plus largement les divers signes de défaillances de la vie de couple semblent inciter à aller voir ailleurs, notamment lorsqu’on observe uniquement les comportements des femmes actuellement en relation de couple », précise l’IFOP dans son analyse.

Mais ce n’est pas l’unique raison

L’infidélité féminine ne se résume pas uniquement à ces inégalités au sein du foyer. 50% des Européennes ont évoqué une pure attirance physique ou sexuelle pour leur potentiel amant lorsqu’elles ont été infidèles. Chez les femmes, l’infidélité ne se produit donc pas que lorsqu’il y a des problèmes au sein du couple ou par vengeance. Les femmes européennes sont d’ailleurs 39% à révéler que leur amant est devenu leur partenaire officiel.

* « Étude IFOP pour Gleeden.com réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 11 au 15 avril 2019 auprès d’un échantillon de 5026 femmes, représentatif de la population féminine âgée de 18 ans et plus résidant en Italie, en Espagne, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. »

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