Il n’y a pas d’âge pour aimer!

Il n'y a pas d'âge pour aimer!
S’aime-t-on vraiment dans les bacs à sable comme dans les maisons de retraite? Nous avons rencontré Jérôme de Bucquois, psychologue, qui aide de nombreux couples à s’inventer une relation sur mesure.

On peut dégager quatre étapes dans l’évolution de notre façon de vivre nos relations… On les associe généralement à des âges. Cela n’est pourtant ni systématique ni contraignant! La notion de temps, ici, est plus là pour illustrer les moments de la vie. Suivant notre vécu, on peut avoir fait beaucoup de chemin dès la vingtaine… ou être bloqué à 50 ans. Les circonstances extérieures (grands bouleversements, stress passager, rencontres…) ont également un impact qui peut nous faire progresser… ou revenir en arrière.

> Premier stade

L’innocence, qui durerait jusqu’à la trentaine. On aborde l’amour avec spontanéité, de manière brute et entière. On commet des erreurs, sans en avoir conscience et sans se remettre en cause.

> Deuxième stade

La désillusion, qui serait caractéristique de la trentaine, jusqu’à la quarantaine. Nous avons subi quelques revers, déjà. On commet des erreurs et on en a conscience… sans pour autant savoir comment éviter leur répétition.

> Troisième stade

La raison, entre 40 et 50 ans. On se connaît, jusque dans nos travers et nos mauvaises habitudes. On a décodé nos motivations cachées… On ne commet (presque) plus d’erreurs parce qu’on y travaille!

> Quatrième stade

La paix, que nous atteindrions après 50 ans. On a réussi à régler ses comptes et à trouver un état d’harmonie. On a calmé ses démons… ce qui permet de ne plus subir leur influence. C’est le retour de la spontanéité!

Pourquoi répète-t-on les mêmes erreurs?

«J’ai l’impression d’attirer les hommes toxiques, comme si j’étais condamnée à me faire du mal.» «Ça ne marche jamais, je ne suis pas faite pour vivre avec quelqu’un.» Combien d’entre nous n’ont pas déjà prononcé, ou entendu, ces phrases. La chance, le destin, le hasard ont souvent bon dos! C’est notre inconscient qui nous dirige au creux des bras des hommes qui ne nous conviennent pas. Pourquoi? D’un côté, nous intégrons le modèle du couple de nos parents. De l’autre, nous apprenons à aimer par notre relation à notre maman. Jérôme de Bucquois, psychologue, y voit un élément fondateur. «Jusqu’à l’adolescence, les relations des parents ne sont pas questionnables. L’enfant va considérer leur façon de fonctionner, d’aimer, comme normales.» Voilà pour le modèle. «Ensuite, il faut savoir que l’être humain est sans cesse en recherche de familiarité affective. En gros, on induit inconsciemment des situations qui ressemblent à ce qu’on a pu connaître, généralement dans l’enfance. Un enfant à qui on a dit qu’il est complètement stupide, va rechercher ou s’attacher à des personnes qui lui font revivre ce sentiment-là. Revivre des situations, des relations similaires est en fait extrêmement confortable, car on est dans un domaine connu. Hélas, si ça nous renvoie à un vécu douloureux, ça peut aussi être inconfortable! On a toujours la prétention de vouloir s’en émanciper, d’éviter de reproduire. Mais pour cela, il faut travailler sur nos mécanismes, nos représentations.» Pourtant, parfois, tout fonctionne, certaines relations ont «tout pour réussir», mais peuvent être vraiment sabotées par un des partenaires… «Dans le cas d’une personne qui ‘cherche’ des relations où elle est diminuée… il faut comprendre que si elle aime quelqu’un qui l’estime et l’admire, elle va être insécurisée, ne va pas y croire, et rester dans l’idée que ça ne peut pas durer.»

 

Retrouvez la suite de cet article dans votre Femmes d’Aujourd’hui du 20 octobre 2011.

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