Un premier centre bruxellois aide les victimes d’agression sexuelle à sortir du silence

Un premier centre bruxellois aide les victimes d'agression sexuelle à sortir du silence
Shutterstock

Le premier centre de prise en charge des victimes de violences sexuelles a officiellement ouvert ses portes jeudi dernier à Bruxelles. C’est au numéro 320 de la Rue Haute que Philippe Close, bourgmestre de Bruxelles, et Zuhal Demir, secrétaire d’Etat à l’Egalité des chances, se sont réunis pour inaugurer le lieu.

Les victimes n’osent pas porter plainte

L’initiative est soutenue par l’Institut pour l’Égalité des Femmes et des Hommes et répond à une nécessité croissante d’améliorer la prise en charge des victimes. Rappelons qu’en Belgique, plus de 2900 plaintes pour viol ont été enregistrées en 2015, soit l’équivalent de près de 8 plaintes par jour. Et ce chiffre n’est qu’une estimation du nombre réel d’agressions sexuelles puisqu’une étude d’Amnesty International rapporte que seulement 16% des victimes portent plainte.

Une approche pluridisciplinaire

Médecins, psychologues, policiers et divers acteurs judiciaires travailleront en étroite collaboration au sein du centre pour apporter leur aide aux victimes. Une prise en charge pluridisciplinaire qui sera assurée 24h/24 et sept jours sur sept.

320 Rue Haute

C’est le CHU Saint-Pierre qui a été désigné pour accueillir le centre nommé «320 Rue Haute». L’hôpital rassemble déjà un centre de planning familial et le centre CeMAVie, qui prend en charge les personnes victimes de mutilations génitales. Une façon de réunir trois problématiques complémentaires en un lieu unique.

Ceci pourrait également vous intéresser:

#metoo #moiaussi: des milliers d’internautes dénoncent le harcèlement
L’impunité des hommes célèbres expliquée dans une BD féministe
Pérou: quand les Miss dénoncent les violences faites aux femmes

Continuez votre lecture ci-dessous, après la publicité

Attendez le prochain article de Femmes d’Aujourd’hui, il en vaut vraiment la peine :)