Témoignage: « J’ai comme mission d’aider à enrayer la pandémie »

Témoignage: "J'ai comme mission d'aider à enrayer la pandémie"
© Camille

Habituées aux environnements hostiles et aux pires virus, les équipes de Médecins sans frontières œuvrent en première ligne pour protéger les plus vulnérables. Parmi elles, Camille, rapatriée en Belgique pour une mission… en maison de repos.

Mercredi, 8h. Le ciel est bleu et Bruxelles déserte. Je savoure le bonheur de rouler en voiture sans stress, sans embouteillage, sans crainte de croiser la police, puisque je me déplace pour mon travail. Mon regard se pose sur ma plaque de journaliste… Je m’en veux de sourire à la brise qui caresse ma joue, alors que je vais rencontrer Camille, 28 ans, agent de promotion de la santé MSF. Chaque jour, la jeune femme se rend dans les maisons de repos pour soutenir et conseiller le personnel, qu’il soit soignant, d’entretien ou de cuisine. Masque oblige, je ne verrai de Camille que ses yeux. Mais j’y lirai beaucoup de bienveillance, de détermination et de courage. Comme toutes ces héroïnes sous cape.

« J’ai toujours voulu travailler dans l’humanitaire. Après un premier boulot à Chicago, dans un organisme qui lutte pour les droits des réfugiés et des immigrés, j’ai été engagée chez MSF il y a 3 ans. Ma première mission, c’était en Guinée, à Conakry, pour une campagne de vaccination contre la rougeole, on a vacciné 700 000 enfants. Puis je suis partie en Grèce, à Lesbos, dans le gigantesque camp de migrants de Moria, où j’œuvrais surtout en faveur de la santé mentale, car les effets d’un tel enfermement sur une île sont terribles. Après 6 mois, j’ai été envoyée au Sud Soudan, dans un camp où vivent 60.000 réfugiés. On expliquait aux gens ce qu’est la malaria, quels sont les symptômes et pourquoi il est important d’aller à l’hôpital lorsqu’ils apparaissent. Puis au Nord Kivu, en République Démocratique du Congo, où j’ai travaillé dans la lutte contre le virus Ebola. J’expliquais aux habitants les précautions à prendre, les symptômes de la maladie, et j’essayais de les convaincre d’aller se faire soigner au centre MSF. Beaucoup de gens ne veulent pas y aller, parce qu’une fois qu’on y est, si on meurt, on meurt seul… Comme ici… Les gens avaient peur de venir, le but était justement qu’ils viennent au plus tôt, car plus la prise en charge est rapide, plus les chances de survie sont élevées.

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Texte: Stéphanie Ciardiello

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