#safestival, une campagne qui veut mettre fin au harcèlement sexiste lors de festivals

#safestival, une campagne qui veut mettre fin au harcèlement sexiste lors de festivals
Plan International Belgique

La haute saison des festivals est officiellement ouverte! Pour que tout se passe au mieux, les festivals francophones ont décidé de prendre des mesures concrètes contre le harcèlement sexiste, un problème fréquent dans les milieux festifs. 

Durant deux mois, la Belgique vivra au rythme des festivals. Alors autant qu’ils se passent dans une bonne ambiance et sans harcèlement. D’après un sondage réalisé en 2018 par Plan International Belgique (ONG qui défend l’égalité pour les filles et droit des enfants), une fille sur six a été victime de harcèlement sexiste au moins une fois en festivals au cours des trois dernières années.

Le harcèlement est très fréquent en festival

En 2018, Plan International Belgique avait communiqué sur le sujet en expliquant que pour 60% des jeunes le harcèlement sexiste était très fréquent en festival. Parmi ce que l’on retrouve le plus souvent: drague lourde, remarques obscènes ou encore frottements. Des déclarations interpellantes qui ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd puisque la campagne #safestival a été lancée dans la foulée. Plan SACHA (Safe Attitude Contre le Harcèlement et les Agressions en festival) avait alors vu le jour sur différents festivals dont le premier était Esperanzah!. Le but: lutter contre le harcèlement et les violences sexuelles, notamment grâce à de la prévention.

Conscientiser les jeunes

Les stands de sensibilisation #safestival placés dans les festivals ont montré que les jeunes n’étaient pas toujours conscients de ce qu’était réellement le harcèlement. « Quand on demandait aux filles ‘est-ce que vous avez déjà été victime de harcèlement sexiste?’ Elles répondaient à 99% ‘non’. Puis quand on leur expliquait en quoi consistait le harcèlement, elles se rendaient compte que oui, cela leur était déjà arrivé », explique Jonathan Moskovic, le coordinateur de la campagne #safestival chez Plan International Belgique. Elles ont alors pris conscience que cette attitude dont elles avaient été victimes n’était pas normale. « Nous voulons vraiment lutter contre cette banalisation ».

« S’habiller moins sexy »

« Souvent, quand les jeunes proposaient des solutions pour empêcher le harcèlement les réponses étaient, par moment, absurdes: ‘s’habiller moins sexy pour les filles’ ou ‘que les filles soient en groupe avec des mecs’… Et lorsqu’un jeune était face à une situation de harcèlement, 40% disait opter pour la stratégie d’évitement parce qu’ils ne savaient pas quoi faire ou avaient peur d’être eux aussi victimes. » #safestival est présent lors des festivals pour leur apprendre comment réagir. Au-delà des jeunes festivaliers, Plan International Belgique souhaite que les agents de sécurité soient formés et puissent réagir lorsqu’ils sont face à du harcèlement. « Actuellement, souvent, ils manquent de réaction et considèrent que ce n’est pas leurs affaires ».

Le harcèlement ce n’est pas « cool »

Lors de ces moments de sensibilisation dans les lieux festifs, Plan International Belgique s’est aussi rendu compte qu’évoquer ce sujet avec les garçons n’était pas toujours chose facile. « C’est très compliqué de parler de harcèlement sexiste avec un groupe de garçons. Il y a une culture masculine toxique, c’est un peu « cool » de draguer lourdement une fille, c’est valorisé… Heureusement, il y avait toujours bien un ou deux garçons enclins à écouter mais ce n’était pas évident. Il y a encore un long chemin à parcourir », rappelle Jonathan Moskovic.

Agir contre le harcèlement

Après le sondage et les différentes réactions recueillies aux stands de sensibilisation, le Plan International Belgique veut aller au-delà de la sensibilisation. L’ONG a demandé de l’aide aux politiques et aux organisateurs de festivals pour mettre sur pied des mesures concrètes, comme la formation des agents de sécurité par exemple. « Nous sommes entrés en contact avec Isabelle Simonis (PS), la ministre de l’égalité des chances, qui a débloqué 250.000 euros pour qu’il y ait davantage de sensibilisation au harcèlement durant les festivals grâce aux stands du Plan SACHA », explique Jonathan Moskovic. « Nous voulions aussi faire participer les jeunes. Ils ont apporté leurs solutions via un questionnaire en ligne ou directement lors des rencontres ».

 

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Chaque lieux festifs, que ce soit via Plan International ou via d’autres campagnes mettront en place des initiatives pour lutter contre le harcèlement sexiste. Une bonne chose!

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