Pourquoi les internautes partagent des photos noires avec le hashtag #blackouttuesday?

Pourquoi les internautes partagent des photos noires avec le hashtag #blackouttuesday?
© Femmes d'Aujourd'hui

Sur les réseaux sociaux, les carrés noirs fleurissent un peu partout depuis ce mardi 2 juin. La raison? “Le blackout tuesday”, un mouvement de protestation et de solidarité envers la communauté noire, victime de nombreuses injustices.

Ce mouvement fait écho au dernier scandale racial qui secoue l’Amérique depuis le 25 mai dernier. Ce jour-là, George Floyd, un Américain noir de peau vivant à Minneapolis, est soupçonné d’avoir utilisé un faux billet de 20$. Il subit alors une arrestation violente de la part d’un policier blanc. Ce dernier le plaque au sol et maintient son genou sur le cou du présumé suspect. L’action dure une petite dizaine de minutes avant que George Floyd ne perde la vie.

Un geste de protestation

Depuis, les manifestations se multiplient aux quatre coins du monde pour dénoncer les violences raciales émises à l’encontre de la communauté noire. Avec souvent pour seul motif la couleur de peau. Alors ce mardi 2 juin, le monde se lève encore un peu plus contre ces injustices et appose une photo noire sur les réseaux en marque de soutien, de protestation et de solidarité. De nombreuses personnalités se sont liées à la cause, tout comme des maisons de disques.

La chanteuse Rihanna

 

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Le basketteur Lebron James

 

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La maison de disque Columbia Records: “Ce n’est pas un jour de congé. C’est plutôt un jour pour réfléchir et trouver des moyens d’avancer dans la solidarité. Nous continuons de soutenir la communauté noire, notre personnel, nos artistes et nos pairs de l’industrie musicale. Peut-être qu’en coupant la musique, on pourra mieux écouter”.

 

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Pourquoi un carré noir?

Le lien peut sembler simple: un carré noir pour soutenir la communauté noire, mais cela va bien plus loin. L’idée est de se taire, de ne faire aucun bruit, mais simplement d’écouter. En tant que blanc, il est indispensable de voir et surtout d’entendre le privilège qui est donné dès la naissance. Si beaucoup disent aujourd’hui ne pas être racistes, certains pensent qu’il faut aller plus loin en se proclamant anti-raciste. Cette ouverture d’esprit nécessaire, qui laisse la parole aux autres, permettrait de prendre conscience des nombreux privilèges que les blancs ont par rapport à leurs compatriotes de couleur. Il est question de défendre et combattre le racisme, pas dans une idée communautaire, mais d’humanité.

© Femmes d’Aujourd’hui

À l’heure où l’on écrit ces lignes, Instagram compte déjà 2.642.985 posts avec le hashtag #blackouttuesday en soutien à ce mouvement de protestation.

Pas qu’aux États-Unis

Ces violences raciales sont très présentes aux États-Unis, il ne se passe pas un mois sans qu’un scandale raciste y survienne. Certains pensent être mieux lotis ailleurs, en Europe par exemple, mais la réalité est toute autre. La suprématie blanche est partout, comme l’expliquait Gaëlle van Rosen, initiatrice du projet Fifty Shades of Racism. Il y a un an, elle affichait des phrases banalisées comme “bonjour petite bridée”, sur les sols bruxellois. “Le but n’est pas de choquer les passants mais de conscientiser la population à la banalisation du racisme”.

En septembre dernier, le footballeur Dieumerci Ndongala (attaquant à Genk mais prêté au club de Kasimpasa en Turquie) était suspecté d’avoir volé des vêtements dans le H&M de Vilvorde. Là encore, aucune preuve, juste une suspicion… et sa couleur de peau y est pour quelque chose (voir la vidéo VEWS de la RTBF).

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