Mon enfant est trop gros? Des solutions existent!

Gérer le surpoids de son enfant: un parcours de combattant pour de nombreux parents. A Ottignies, un internat «diététique» propose une prise en charge complète. Nous l'avons visité.

Une alimentation trop déséquilibrée, l'addiction croissante aux multimédias et une tendance à la sédentarisation font grimper l'addition sur la balance de nos enfants. Pour 1 sur 5, cela pose réellement problème. Mais rien n'est immuable: des solutions existent pour eux comme pour leur entourage. Au Centre Médical Pédiatrique Clairs Vallons, on accueille chaque année une quarantaine d'enfants âgés de 6 à 18 ans souffrant d'obésité sévère ou compliquée.

Reconnaître la maladie

«Prendre conscience de l'importance du problème est une condition sine qua non avant de débuter n'importe quelle démarche d'amaigrissement», insiste le docteur Carine De Buck, directrice du Centre. Cette prise de conscience émane généralement des parents pour les enfants les plus jeunes. Chez les adolescents, elle est plus personnelle ou motivée par la pression sociale. Dans tous les cas, ce moment reste difficile à vivre, pour l'enfant comme pour ses parents. Vinciane Demoustier, maman d'une jeune fille passée par le centre, se souvient: «On se sent impuissant, parce que notre ado se crée une carapace pour ne rien voir et ne rien ressentir. Il devient agressif et hermétique à toute remarque. Pourtant, arrive un stade où il est indispensable de passer outre, même si on doit se montrer dur ou blessant.»

De la théorie à la thérapie

Concrètement, la procédure débute lorsqu'un médecin extérieur au centre médical envoie une demande. Avoir un Indice de masse corporel supérieur ou égal à 35 (*) et être âgé de moins de 18 ans font partie des critères d'admission. «Notre équipe évaluera si le projet est adéquat pour l'enfant et si la motivation des jeunes et de leurs parents est bien réelle», explique la directrice. Des tests médicaux, psychologiques et physiques détermineront ensuite la cause du surpoids (facteur biologique, problème familial, etc) pour adapter l'encadrement en fonction des besoins et de l'âge. L'un des deux pavillons du centre accueille les plus petits, âgés de 6-7 à 13-14 ans alors que le second est destiné aux ados de 13-14 à 18 ans. Myriam, éducatrice, justifie cette nécessité de séparer les groupes d'âge: «Les projets développés sont différents. Les plus jeunes étant encore très dépendants et la famille qui gère les week-ends, la collaboration doit être plus importante. Les grands sont plus aptes à développer un projet personnel.» C'est le cas de Leyla, 18 ans: «Je pense que c'était difficile pour mon père de s'investir. Il n'y croyait pas trop, j'avais déjà essayé tellement de régimes. A la maison, j'étais la seule personne corpulente. Mes frères et mon père sont sportifs. C'est moi qui mangeais mal. Je me suis investie dans ce projet et j'ai perdu 46 kilos.»

 

Retrouvez la suite de cet article dans votre Femmes d'Aujourd'hui du 5 janvier 2012.



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