Le bonheur, ça se décide et ça se travaille de 1001 façons. J'ai donc sorti la tête de mes livres pour aller voir le monde et tester «l'art du bonheur» sur le terrain.
Je crois que ma rédactrice en chef me trouve tristounette. Je l'ai bien senti quand elle m'a dit: «Ah, Christelle, j'ai un sujet parfait pour toi: En 2012, je veux être heureuse. Le pitch est simple: tu as tout pour être heureuse, comment faire pour rayonner de bonheur?» J'en conclus que je ne rayonne pas... Bon, allez, je l'admets: j'ai souvent eu triste mine en 2011. Mais j'avais mes raisons. Quoi? Ah, ça n'excuse pas? Bon...
J'ai tout pour être heureuse en effet: je suis en bonne santé, je suis jeune (j'ai même l'air plus jeune que mon âge, paraît-il), j'ai un job que j'adore, j'ai des amis aussi précieux que des diamants et de quoi boucler mes fins de mois. Mais j'ai aussi une vie amoureuse mouvementée (vive les amours impossibles avec de beaux ténébreux distants!), une famille qui se déchire, un stress professionnel quotidien, des collègues qui se font virer et une forte tendance à prendre les malheurs du monde sur mon dos. C'est grave, docteur? Non, car d'après les spécialistes, les conditions de vie n'interviennent que pour 10 % dans notre capacité au bonheur (50 % viennent de notre capital de naissance et 40 % de notre comportement). Jonathan Haidt, dans son livre L'hypothèse du bonheur, compare le sort d'un gagnant au Lotto et d'un accidenté de la route qui se retrouve paraplégique. Le lendemain de l'événement, le gagnant sera évidemment plus heureux que le paraplégique, mais un an plus tard, les deux auront retrouvé leur niveau de bonheur initial. En cause: notre fabuleuse faculté d'adaptation, qui fonctionne tant dans un sens que dans l'autre. Robert Biswas-Diener, le fils d'Ed Diener, fondateur de la psychologie positive, le prouve lui aussi: il a parcouru le monde pour interroger les gens sur leur vie et la satisfaction qu'ils en tiraient. Sa conclusion: quelles que soient les conditions de vie de chacun (et il s'est même penché sur le cas de prostituées dans les bidonvilles en Inde), la plupart des gens sont plus satisfaits que déçus de leur vie.
Peu importe donc que nous soyons jeunes, vieux, beaux, laids, en bonne santé ou pas, riches ou pauvres..., le bonheur ne vient pas de nos conditions de vie, mais de notre manière de voir la vie. Et ça, ça s'apprend! Même plus: ça se décide! Et ça vaut pour moi aussi. Au boulot!
J'ai parlé de mes états d'âme à mon médecin. J'ai de la chance: il prend ça très au sérieux. Pour lui, on a mieux à faire dans la vie que de traîner sa tristesse et ses angoisses. Il me propose de faire un nutribilan pour écarter toute cause biologique. Côté acides gras, antioxydants et DHEA, je suis au top. Il suggère un déficit au niveau de la sérotonine, d'origine génétique (rare) ou suite à des événements difficiles (plus courant). Des analyses (complexes) sont possibles, mais dans tous les cas, le traitement qu'il préconise est le même: SSRI, inhibiteurs de recapture de sérotonine. Anti-dépresseurs donc. J'ai déjà testé la formule il y a quelques années: c'est vrai que durant cette période, je me suis sentie équilibrée, sereine... Moins de soucis, moins d'angoisses... Sans les effets secondaires (problèmes digestifs, absence de libido...), je continuerais certainement à les prendre. Mais est-ce vraiment moi? Cette fois-ci, j'ai décidé d'opter pour des méthodes plus naturelles. Il paraît que même un capital bonheur génétique peu élevé peut être rattrapé par une attitude adaptée. Ça sera toujours plus sain que des médicaments!
Retrouvez la suite de cet article dans votre Femmes d'Aujourd'hui du 5 janvier 2012.
Qu'en pensez-vous?
16 fév 2012, 17h20carine
juste pour être bien ... J'ai découvert une super chambre d'hôte à Ferrières pour se retrouver en amoureux A offrir ou a se faire offrir http://www.bonideecadeau.be/les-sensationnelles/109-la-suite-du-maharadja.html Bon week end à tous
01 fév 2012, 15h43bcdefgh
Le bonheur c'est quand j' ouvre les yeux le matin, et que je pense.. chouette encore une belle journée avec des projets.
06 jan 2012, 08h42Kitty
Contrairement à l'article, je dirai que l'on peut trouver le bonheur sans connaître l'amour, sans avoir un tas d'amis autour de soi... Il suffit de vouloir être heureux, tout simplement. Et surtout de ne pas se soucier du quand dira-t-on quant à nos choix de vie personnels. Attendre des autres qu'ils nous apportent le bonheur sur un plateau d'argent est inutile : comme le dit le vieil adage : on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même !