Et si on osait le conflit?

2 novembre 2011

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Votre collègue est en retard dans un dossier commun, votre fils a un 3/20 en math, votre mari ne range jamais le lave-vaisselle... Le conflit est quotidien et inévitable. Autant le rendre positif et efficace.

«Au début de nos formations, explique Julien Lecomte, de l'asbl Université de Paix, 90 % des gens associent le conflit à des représentations négatives: souffrance, tristesse, violence, peur...» En effet, la majorité d'entre nous détestent le conflit. Il apparaît comme un raté dans le scénario idéal où il faudrait que tout le monde s'entende à merveille. Pourtant, le conflit est aussi inévitable que les accidents sur la route: à force de se croiser et d'interagir avec des objectifs personnels différents, il arrive qu'on fonce l'un sur l'autre. Et là, c'est la collision, l'équilibre qui se brise. On craint de mettre à mal la relation, d'être jugé, rejeté, de faire souffrir l'autre, de casser l'image qu'on voulait donner de soi. On redoute aussi l'inconnu de l'après-conflit...
«C'est surtout la manière dont on charge le mot «conflit» qui le rend négatif, note Julien Lecomte. Un conflit est neutre, c'est un choc entre deux grands besoins: faire respecter mes objectifs ou préserver la relation. Si on l'aborde de manière positive, on réduit la peur.»

 

Les bienfaits du conflit

Eh oui, il y en a. Et à la pelle! Philosophes, psychanalystes, sociologues, psychologues... tous affirment que le conflit est normal et utile, et que sans lui, nul progrès personnel n'est possible. «Voilà le secret du conflit, lit-on dans Réglez vos conflits de Bertrand Reynaud: si vous le subissez, il vous pourrira la vie. Si vous le surmontez, il vous ouvrira de nombreuses portes qui pourront vous révéler à vous-même.» Eviter le conflit, c'est en effet engendrer de nouveaux problèmes: plus de souffrance et de rancœur, une détérioration des relations, une situation inchangée, et un jour un éventuel pétage de plombs (souvent au plus mauvais moment et de manière disproportionnée). Entendons-nous bien: on ne dit pas pour autant qu'il faut à tout prix sauter à pieds joints dans le conflit, ni que ce sera une partie de plaisir. Mais s'il est correctement mené, il peut vous apporter pas mal de bénéfices: le bonheur d'avoir réglé une situation difficile à vivre, de se réconcilier, de voir évoluer les choses et sa propre capacité à gérer les problèmes...

 

5 attitudes face au conflit

Elles ont toutes leurs avantages et leurs inconvénients et peuvent toutes servir à désamorcer un conflit... à condition de ne pas toujours opter pour la même!

1. Le repli sur soi: On refuse la discussion, on claque la porte.

- Le dialogue est interrompu.
+ Quand les émotions (la colère) sont trop fortes, cette attitude permet de prendre du recul pour pouvoir réaborder le sujet plus tard.

2. L'accommodation: On est toujours d'accord avec l'autre.

- Les frustrations s'installent et peuvent mener à une détérioration des relations à long terme.
+ La relation est préservée.

3. La compétition: On impose sa solution à l'autre.

- On recourt à la violence, l'autre est frustré.
+ On obtient ce qu'on veut.

4. Le compromis: On opte pour une solution à 50/50.

- Personne n'a vraiment ce qu'il veut.
+ Le compromis est une solution rapide, qui préserve la relation.

5. La collaboration: On cherche à déterminer les besoins profonds de chacun afin de les satisfaire.

- Le processus prend du temps.
+ Les deux parties sont 100 % gagnantes.

Retrouvez la suite de cet article dans votre Femmes d'Aujourd'hui du 3 novembre 2011.

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