Surprise! Coincée depuis des lustres dans la case tardive du vendredi sur ladeux, Elodie de Sélys est désormais mise en vitrine le lundi sur la une, à un horaire abordable. Une belle récompense pour Ce jour-là, qu'elle anime depuis la rentrée.
Pour vous et votre équipe, c'est une consécration, non?
Nous sommes contents, bien sûr! Mais ce qui est important, c'est d'être diffusé plus tôt, dès la fin du film du lundi. On va donc maintenant veiller à ce que les sujets intéressent un panel plus large, tout en gardant notre optique, qui est de ne pas rentrer dans le sensationnel. On ne cherche pas le prime time non plus!
Cette nouvelle ère débute par l'enlèvement de Paul Vanden Boeynants. Vous vous en souvenez?
J'en gardais un souvenir hélas comique, pour la chanson qui avait suivi et la description rocambolesque qui en avait été faite par la victime à l'époque. Mais, avec le recul, ça reste quand même un sujet grave, avec un homme qui a été kidnappé pendant un mois, à une époque où des assassinats politiques survenaient chez nous.
On peut donc dire que le lifting de l'émission aura été bénéfique!
Tant la direction que notre équipe souhaitaient changer les choses, après plusieurs années d'Archives et de Zoom arrière. C'est même plus qu'un lifting, c'est une autre façon de voir les choses. Nous avons plusieurs équipes qui travaillent en parallèle. Cette mutation nous a réclamé du travail et du stress en plus, mais je pense que le jeu en valait la chandelle.
Du coup, votre carrière d'écrivaine est un peu mise entre parenthèses...
Oui, surtout que la nuit, je dors! (Rire.) Peut-être s'attend-on à ce qu'il y ait un livre sur l'émission, mais si je peux varier d'univers, ça ne serait pas plus mal. J'avoue être assez attirée par les bios. Là, je n'en suis qu'au stade de la réflexion. Je vais tenter d'écrire quelque chose cet été, mais honnêtement, c'est plus pour mon plaisir perso que je le fais. Et j'espère un peu celui des lecteurs aussi!
Si on dressait un bilan de votre carrière maintenant, quel serait-il?
Je ne me suis jamais fait de plan, mais sans doute qu'il y a dix ans, jamais je ne me serais imaginée là. Je suis consciente que j'ai eu une chance unique et que c'est un grand luxe de ne jamais avoir l'impression de travailler. J'espère encore essayer d'autres choses à l'avenir. En attendant, je suis étiquetée «Madame Archives à la RTBF». Ce n'est peut-être pas forcément flatteur, mais moi, ça ne me déplaît pas trop!
Lundi 25 janvier 2010 - 22 h 10 - la une
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