JCVD en vrai! Jean-Claude Van Damme, ce n'est pas que du muscle! La preuve avec «»JCVD. Un nouveau film où le Belge joue, avec beaucoup d'autodérision, son propre rôle.
L'acteur belge le plus célèbre d'Hollywood est de retour avec JCVD, un film qui signe un vrai virage dans sa carrière. Jean-Claude Van Damme et son parcours chaotique fait d'abus de drogue, de sexe et d'alcool a fini par se griller le cerveau à trop y croire. Devenu culte par ses éternels tics de langage, l'acteur se dévoile et expose ses fêlures dans JCVD. Un nouveau Van Damme: à taille humaine, sensible et touchant. Ces dernières années, ce sont surtout ses grandes envolées philosophiques qui ont forgé son image. Une image que Van Damme, de son vrai nom Van Varenbergh, désire changer. Le long métrage de Mabrouk El Mechri confronte l'acteur de film d'action à son image et ses clichés «aware». Le film le montre sous un autre jour et semble l'avoir métamorphosé... Mais en interview, le naturel revient au galop et notre JCVD national se laisse aller à quelques «Vandammeries». Il est toujours le même et c'est pour cela qu'on l'aime!
C'est dur de parler de ce film parce que je te dis quand même une certaine vérité et que si je dis que je t'aime bien, je te connais pas, mais si je te dis: je t'aime bien, on s'aime mais pourquoi le répéter? Tu sais pas expliquer un feeling, c'est comme une histoire d'amour, tu la sens. Comment l'expliquer? C'est dû au fait que j'aime la gonzesse ou pas, donc c'est dur de parler d'un film quand tu sens qu'en tant qu'acteur tu l'as bien fait. «Case closed!» Mais c'est important d'en parler pour que les gens voient que je suis quelqu'un qui a souffert et qui dit aux jeunes que c'est possible. J'ai une séquence dans le film où je n'avais que sept minutes pour m'expliquer. J'ai commencé par les détails pour expliquer la synthèse, enfin pour expliquer ce que les détails vont créer. Alors quand tu parles d'une chose qui est tout à fait instinctive, d'une personne qui pense à elle-même pendant des années et qui se dit: 'qu'est-ce que je vais foutre dans ma vie?' Parce que bon, là, je fais ça, j'aime bien ce boulot, je suis fait pour ca. Il veut se poser cette question. Ce mouvement, parce que la vie est un mouvement (si rien ne bouge: on tombe tous), on a tous des vitesses et des pressions. Mais moi, je vais te parler des histoires de molécules et tout pour te l'expliquer. En fait, on a tous différentes «spacies», nous on a la même vitesse, mais l'eau aura une autre et l'oxygène aussi. On a tous des vitesses différentes qui ne se comptent pas. Mais ces vitesses obéissent, on va me prendre pour un fou, à notre pensée qui dit et qui répète tous les jours un rêve. Un rêve qu'on veut faire et pour finir ce rêve, le rêve qu'on rêve, devient une réalité. On croit au rêve parce que rêver c'est rêver, mais quand tu commences à croire à ton rêve, tu deviens fou et le fou devient ce qu'il veut être: son rêve. Et quand j'ai été en Amérique à cause de cette vitesse, parce que tu as des feelings d'amour, des feelings d'acheter une maison, etc et tu as des mecs qui oublient tous ces rêves, toutes ces choses normales de la société pour se créer une famille, une vie normale, mais qui s'en foutent de tout: maison, mariage, etc et qui mettent tout sur une spécifique idée, une voie, a «wish». Et quand tu ne fais que ca, tu as une pression et une puissance terrible. Donc quand je suis arrivé en Amérique, j'avais vraiment l'impression que j'avais réussi. En 5 ans, il y a eu des hauts et des bas, il y a eu des coups durs mais j'ai toujours senti que ce que j'avais demandé est finalement arrivé. J'ai envoyé la canne à pêche et cela ne s'est jamais accroché. Mais un jour, vers 17 ans, j'ai senti 'oh on mord à l'hameçon', je sais que je l'ai! Bon ca, c'est une chose. Ensuite, quand tu fais des films, tu penses à ce personnage pendant des mois et des mois et tu te lies à cette chose.
Sur ce, on vous laisse reprendre vos esprits...
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25 sép 2008, 19h11Dopier Jopier
JCVD est mon héros :o)